statistique Hirsute

9/21/2006

Le commencement.

Aller au plus simple. Dans le dégoût, il y a un sentiment puissant qui provoque l'envie. L'envie est aussi un sentiment puissant. C'est de la pornographie.
Ok. Donc je vous explique, Hirsute était un collectif. Il y avait une somme d'individualités égocentriques qui se battaient pour aller plus loin. J'explique. Aller très loin.
Mais voila que ce collectif n'était autre que la somme de petits bourgeois trouillards qui, dès que le cap de la provocation pure fut dépassé, s'est empressée de dégager les lieux.
Hirsute. C'était leur shoot quotidien. Aujourd'hui, ça n'est plus le shoot de personne. C'était leur façon à eux de rattraper un morceau de jeunesse avant de croupir définitivement (l'acceptation) dans leur vieillesse voyante (Leurs paupières qui s'afessent légèrement, le cou qui s'épaissit, les cheveux broussailles en phase de disparition, etc.).
Alors certains prétexteront l'immense accumulation lors de la rentrée scolaire. Acheter des classeurs, des stylos et des capotes nervurées goûts verrue, pour zapper la vérole que je suis dans leurs sexe choux fleur et choux rouges. Humm.
D'autres diront qu'effectivement, cette vérole-là devient très chiante. Irrite le cul. Troue les pensées. Bref, Andy n'écrit plus que des textes pseudo-littéraires sans personnalité, pathétiquement poétique (de collégien) et emprunt de prétention banale.
Enfin, un troupeau d'anonymes. Les nationaux Hirsutiens, prôneront le retour aux valeurs.
Je sais maintenant une chose: l'aventure Hirsute est achevée. Il ne reste que des ruines...
Andy Verol, c'est moi. Il se produira bientôt dans la vie réelle. Son idée de collectif est un plantage.
Je pense parler de tout ça aux Historiques de la Fondation qui ont cessé de se manifester depuis plusieurs mois. Arturo B, Vidal, 6Mic et Verge ont déserté le navire...
Le Collectif Hirsute est mort...
Il ne reste plus que le site extrême et libre d'Andy Verol: http://andy-verol.blogg.org
Faute de combattants...
A.V.

Les couilles de ma patronne, la France

Dans mon kaki. L'air d'un soldat. Le militaire. Le parfait soldat de la Nation. Je campe au coin de la rue Saint-Hélène et du boulevard Leclerc et j'observe ces petits pédés d'étudiants qui se font broyer par des CRS remontés. Les braves hommes. Les fesses bombées en muscle. J'en salue un. Il s'approche. "Qu'est-ce tu fais là toi?"
"J'suis un patriote. J'vous soutiens.
- Arrrh, Allez circule. Faut pas que tu restes là."
J'obéis. J'entrerai dans la bataille, plus tard. Je caresse la matière de mes jumelles. Tourne les talons et cherche un point de grimpette.
Cage d'escalier. Rejoindre la toit. Et explorer. Je pense à la pute. La noire. c'est comme un vice seigneur. C'est un péché de national de baiser la nègre.
Mon oeil fixe. Mon envie. La bataille.
Apologie du Nazisme
Nazis are beautiful
Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer dans la dépression
Andy Verol

9/20/2006

Zone d'amorce. La zone d'amorce. Ma veste est impeccable. Elle est bleue.







MA gueule la charcuterie. Les images. Dans l'armoire j'ai rangé correctement toutes les affaires nécessaires.

Je sais que Kévin termine sa purée. Je suis un peu stressé. Je ne me sens pas si con. Pas si con de penser que la nation est centre de chaque corps de chaque citoyen, que mes rêves de guerre surpassent ceux qui consistent à me regarder posséder.

Le méchant.

Mon uniforme de nuit. Le kaki aujourd'hui pour ne pas être lu dans l'herbe fraiche/en/presque/rosée.

Il écoute cette saloperie de rap dans sa chambre. Les murs des HLM sont poreux. On dit logement sociaux pour les gnoules, les toques et les nègres. Moi je dis HLM. C'est bien de dire HLM. Je ne perd pas la valur des choses. Habitation à Loyer Modéré. Comme mes Assedic. Comme ma beauté. La pute noire. Oui. Voila ça déforme à l'endroit de la braguette de mon kaki futale.

Je ne pense plus qu'à elle. Seulement à elle. Cette chienne. Je rêve qu'elle m'aime. Mon portable sonne. Je l'attrape et engouffre, simultanément la cagoule intégrale dans la poche gauche de mon kaki. "Ouais je suis prêt. Ouais j'crois qu'elle a l'Sida. Et qu'elle suce comme une reine. On les aura. Promesse de patriote." Tétons. C'est gros des tétons comme ça. Je boutonne ma chemise. Bombe un peu le torse. C'est fin. je me sens un peu plus fin maintenant que je suis presque en tenue. Le kaki. Les nerfs.

Place de l'étoile des bagnoles en tous sens. qui conduit? Moi... Je crois. Je cherche alors simplement mon chemin. je cale. On klaxonne tout le temps autour de moi tout le temps constamment contre moi. Un car de flics. ça se pousse, si bien que je parviens à sortir ma voiture redémarrée. Un flic se fout de moi. Je lui fais un doigt et il ne rétorque rien lorsque je lui montre ma médaille. Dans les forces de l'ordre, il y a des pédés infiltrés.

Je me gare dans un parking Vinci, boite à voleurs. Je répond enfin au téléphone. " Oui Kévin, lance une nouvelle machine." ça sent les murs de pierre plein d'humidité.

J'éjacule en missiles artisanaux lancés à fond, dans son vagin/lèvres/vulve/rouge/bifteak. "Tu me diras je t'aime la prochaine fois la pute. " Et je sens les larmes qui perlent encore dans le coin de mes yeux.

Mes vêtements sont dispersés dans toute la pièce. Je sais que mes sous sont les siens. La pute. Ses nibards beaux sombres. Sa peau douce et son odeur délicieuse. Comme du sucre. Et ces trucs sales qu'on fait quand je suis colère. Et son con qui rugit comme celui de toutes les négresses. Moi le blanc empereur qui sourit à l'existence à l'extase. En exemple pour mon décendant.

Kévin trempe ses bouts de pain dans sa purée trop liquide et presque froide. "Tu sais même pas faire la bouffe petit pédé!"

Apologie du Nazisme

Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer en dépression

Andy Verol

LA surface. La France. La dite actuelle. Qui tue l'esprit... Salope La France...






La lumière. Le dégoût. La lumière. La puanteur.







Andy Verol

J'ai de grosses saletés à te proposer.

Dans mon oeil humide, il y a surtout de l'admiration pour ta capacité à supporter ta pauvreté. J'enfile ma chemise. Elle est verte avec des lignes moires. Je l'ai achetée assez chère alors je la trouve assez belle. Les coups pleuvaient. Excuse-moi. Je pensais à autre chose. Mais toi tu as du subir des choses affreuses avec ton métier. Les putes souffrent toujours de trucs incroyables. Je monte la braguette de mon jean Diesel. Je suis un skin head qui aime les vêtements italiens. Des trucs modernes, de bonne qualité, faits au pays des fascistes bordéliques. Excuse-moi. Tiens ton fric. J'aimerais, la prochaine fois que l'on se voit, que tu t'épile devant moi. que tu t'épiles l'entement.
J'aimerais voir tes longs doigts, avec tes longs ongles, attraper la bande de cire collée entre tes cuisses. Et d'un coup sec! ... J'imagine bien. Oui j'ai un fils. Tu ne m'as posé la question. Mais je te répond quand même. A ta non question. Le fait que je sois un national me préserve des autres. Ils ne m'aiment pas. J'aimerais que tu me dises que tu m'aimes la prochaine fois qu'on se verra. J'aimerais que tu me dises ça, et je te donnerai plus d'argent. Le double. Tu me diras que tu m'aimes. Tu t'épileras. Et tu me suceras à genoux, devant la fenêtre de la chambre.
Je voudrais que l'on me suce en pensant que l'on m'aime. J'aimerais que l'on me suce que ma bouche suce un cigare en même temps.
ça me plairait de sucer quelque chose en me faisant sucer. J'aimerais lever le bras. Recevoir l'air par la fenêtre et que tu interrompes ta belle pipe, une fois de temps à autres, pour me dire que tu m'aimes. Et je paierai. Et je t'aimerai en retour.
J'attrape mon sac. C'est une sacoche. Mon fils Kévin me dit que ça fait vieux. Mais je suis vieux. Plus de quarante ans. Je suis un vieux crâne rasé. J'ai les phalanges vachement abîmées par toutes mes batailles de rue. Je dis bataille et non bagarre. Parce que je suis un combattant de l'ordre et de ma race.
T'es noire et je sais que ça te plait pas. Mais c'est mon vice, les femmes noires. Et tu me diras que tu m'aimes. Tu me feras un sourire à quatre pattes. Tu me diras que je suis ton homme. Le seul.
Si tu veux. Par amour, j'arrêterais de croire en la nation, la race et l'ordre. C'est confus.
J'allume une dernière cigarette. Il dise tellement de conneries sur la clope. Mon oncle Léon est mort à 78 ans, et il fumait deux paquets de maïs par jour.
Mes rangers sont difficiles à enfiler. Mais celles-ci sont belles. Je les cire tous les jours, comme à l'armée. Regarde moi quand je te parle. Je ne suis pas si salaud. Je suis sympa aussi. Toi je t'épargnerais je pense.
Je te quitte et te fais un clin d'oeil. Je rentrerai vite à l'appart et Kévin aura effectivement acheté le pain.
Je ne sais pas combien de temps je vais accepter ses regards bizarres. Il se tape des putes, pourtant. Lui aussi.

Apologie du Nazisme.
Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer en depression
Andy Verol

Réincendier dedans

Dans la voiture, je cherche mon protable avec ma main gauche. Je passe une vitesse et cherche encore. La nuit/lampadaires et la ville jamais totalement endormie. On en bouffe de l'électricité. Personne ne parvient plus à lire aucun de mes textes. Le collectif est suicide. Je suis mort. Je l'avais dit que la nuit des cafard fendent l'espoir des créateurs. Ma tenue en latex. Je trouve mon portable. Ma mère tremblait juste après que mes poings se soient abattus sur sa gueule. "Tu porteras jamais plainte."
A quatre heures, je me réveille sur un banc public et je pue. Je vois ma voiture en face bien garée. Aucun souvenir de tout ça. Ma lèvre saigne près de la comissure. Les coups de poings dans la tête de mon fils de deux ans. Je n'y avais pas pensé au préalable. C'est de l'art l'avis. L'art du Diable, je crois, est le mien. Les yeux de ce type ne semblent pas avoir de pupille. Une pastille pour faire sauter le douleur
Les couleurs sont belles. Le bleu que l'on imagine envelopper leurs sirènes. Leurs sirènes/Je/t'arrête. Rend-toi et tout se passera bien.
Je sursaute. L'assoupissement. Ma classe bosse sur un sujet d'Histoire. Réflexion: Quels sont les effets positifs de la seconde guerre mondiale?
Le fauteuil. Le cuir marron rond doux et ferme sous mon cul. Le foot. Les bières. Le sexe qui sort du caleçon. Et Kévin qui me regarde en coin sur le canapé. "Tu veux ma photo petit pédé?"
L'actu. C'est du jardinage le boulot des journalistes. La terre. Les graines.
J'attrape enfin mon portable: "N'oublie pas d'ach'ter l'pain Kévin." Sur le périph je pense. Je décroche. Et scénarise beaucoup.

Apologie du Nazisme
Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer en dépression
Andy Verol

9/19/2006

Nouveaux textes Hirsutes édités par ailleurs

Malgré les aléas de la censure, du sabotage et des conséquences de notre liberté radicale et HardCore, voici tout de même deux nouvelles pas gerbantes.
D'une part un texte vérolé chez E-Torpedo qui avait déjà eu confiance en nos mots (Merde passe-moi l'sel sale p'tit con! Tu vois bien qu'ta mère elle fait plus rien avec son cancer!):


http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1185&titre=Marcel-par-Andy-Verol

D'autre part, et là c'est du pur fruit vidalien, avec la rencontre de notre rouge idéologique hirsutien avec Fredo Roman, l'extraordinaire instigateur d'une création/bombe "éjaculante". Pour ceux qui ne connaissent pas encore NonStop, let's go! Pour les autres, délectez-vous du sucre de sa colère:


http://www.le-mort-qui-trompe.fr/article124




Andy Verol

Je suck que les bonnes (Hirsute 1 - Le 05/05/2006)

je suck que les bonnes grosses queues de patrons ta petite bite de chômeur de banlieue trouducs tu te la gardes dans ton calbute crado pue le caca essuyé au pq commerce équitable franchement trop rêche pour un mec comme moi du centre ville 3500 € net par mois ça t'en bouche un coin t'étais mieux au canada dry dégage ils veulent plus de toi au pub t'as plus qu'à zoner dans la gare du RER pour taxer 3 pauvres clopes que tu vas garder dans ta poche pour chez toi mais connard t'as plus d'allumettes dans le tiroir de la cuisine les briquets c'est trop cher et j'te le dis direct ça te fera chier de redescendre les 15 étages de ta tour l'ascenseur marche pu et quand tu baiseras ta grosse ce soir tu penseras à Véronique Genest aucun rapport.

Arturo B

Sous le ciel/soleil de plomb, il n'y a rien. Jamais rien. (Hirsute 1 - Le 09/05/2006)

Pensées circonflexes. Le sable court partout, le long des paroies, des les fissures, sur les briques brûlantes tombées des batisses défoncées. De la verdure et des toits de taules ou Michaël se promène une ultime fois, avant de rentrer en Occident. Ses amis, Abdoul, Basil et Sophie sont là et chantent un "Au Revoir" monocorde et triste. Et puis il embarquera dans l'avion et s'en ira dans le ciel.
Chaleur. Crève la dalle au ventre et agonie mentale là-bas. En France. Aussi.

Andy Verol

Sous le fiel/fiente de plomb, il n'y a rien. Jamais rien (Hirsute 1 - Le 09/05/2006)

Pensées pondues. La bouse bourre de partout le long des parois, des mes fissures, sur mes triques brûlantes tombées du practice défoncé. De la chiure et des rots de gaules ou Michaël se démène une ultime fois avant de pénétrer en oxydant. Ses amis, Abdoul, Basil et Sophie sont là et tentent un dévidoir monocorde et fistent. Et puis il emballera dans le fion et s'en ira dans le fiel.Chaleur. Crève le sale au centre et sodomie mentale ic-bas. En transe. Aussi.

Lucie Ferraille

Il ne se lassera plus de grand chose (Hirsute 1 - Le 09/05/2006)

Ses lois laides agrippent ceux d'elle des assises là à côté de lui. Pour eux, cette instance est défintive. Il sera mort dans quelques minutes.Plus de loi sottes qui hantent dans le tarmac. L'humilité n'est pas tout, et l'infime fier récluse de lire les mots qui sauvent..
Lucie Ferraille

Nos boissons puent et le ciel coule de gris grassement (Hirsute 1 - Le 09/05/2006)

Le seul vrai rêve est de faire dégueuler son pot d'échappement dans l'air peu vicié des campagnes. Rouler infiniment en tentant de ne jamais regarder sur les côtés, derrière. Ensuite je verrai bien. Je suis fortement décontenancé par ma road expérience/intérieur/galère que je ne contrôle pas. C'est une non-road story bousillée par mon incapacité à planter le décor.
Si le décor. Le parking est couvert des graviers qui font un bruit de crépitement fort sous les pneus roulants de ma berline. Ils ont décidé de construire des motels à l'américaine, en pleine cambrousse, sur des étendues herbeuses vers le centre de la France. Je ne sais pas très bien si c'est une bonne idée. Fatigué. La loupiotes gesticule de droite à gauche sous l'effet du vent, et sa lueur légère vacille sur le bois pauvre de la porte de la chambre 21. Ecrit en lettres d'or. "Mimou, c'est pourri."
C'est lorsque j'ai arraché son poster de Brel qu'il a décidé que nous irions faire un tour dans les Etats-Unis de France avec des cowboys à l'accent lourd et aux joues rouges. Nous avons loué une Vectra puissante et confortable avec toutes les options et ce que je possédais d'économies.
La chambre 21 est sombre malgré deux néon orange allumés. La décoration est succinte, classique belle: un bateau à voile échoué sur le sable pendant la marée basse. Grosse merde. Deux lits simples à peine espacés, des tables de nuits en simili bois/ou/je/sais/pas/quoi. Et une salle de bain chiotte dérisoire. Zzzzzh. Mimou ronfle et mon rasoir électrique crie sur les poils drus de mon menton.
En me tournant le remarque la plante de pieds grise de Mimou. ça me dégoûte et me facine à la fois. Légère érection mal venue. J'enlève le peignoire bleu et m'allonge en boxer sur le dessus de lit sans motifs. Jaune pâle. Et v'la que j'zappe. Que j'zappe comme fou. Que j'zappe. Et j'zappe. Oh la TNT la honte/yen/a/plein. Des clips de R'n'B avec des meufs aux culs bombées et des grosses cylindrées de marques inconnues.
The Streets en fond sonore. Je m'endors après avoir écrasé ce gros joint qui fait tousser.

Steady Bicycle of France
Andy Verol

Il vit avec ses morts (Hirsute 1 - Le 04/09/2006)

C'est glacé. C'est gelé. C'est glacé. C'est gelé. L'enfermé. Dans la boite carrée. Recroquevillé. Dans son acné, il y a le pue dégueulé par son corps infecté. C'est glacé. C'est gelé. Essayer d'en rire et se crisper. C'est glacé. C'est gelé. ça rebondit comme un kyste gonflé. C'est le corps glacé, gelé. La chambre sale. Les matelas imprégnés de sueurs crachés. C'est mauvais. C'est laid. C'est gelé. C'est glacé. C'est cadenassé par un policier dégoûté. C'est des années passées à côté du cadavre mythe. De Pauline. Laffont défoncée. En souvenir surprenante, leurs enlacées pensées, dans la voiture en bord de chemin/caillou abandonné. C'est son sexe gelé et glacé après la strangulation musclée. Ses bras en muscles saillants dessinés sur ses bras. Des pompes forcées au-dessus de son corps cadavérisé par les à-coups sexe amputés. C'est glacé. C'est gelé. Les menottes serrés et la main grosse du flic fermé contre son avant-bras meurtrier. Dans le soleil éclatant sur l'horizon dessiné, dans la camionette blindée. Dans les flash/photographes excités. Le procès dans les juges impartiaux, leurs organes internes retournés. La perpétuité. C'est gelé et c'est glacé. C'est sodomisé qu'il s'endort sur son matelas troué.

Andy Verol

L'exaltement au milieu baveux de ta gueule d'enculeux Ecarte-toi

Recroquevillé dans le coin de la cuisine pourrave, j'essaie simplement de respirer uniquement par la bouche pour ne surtout, pas surtout, surtout pas sentir cette vieille odeur de cadavre accroché aux parois papiers de la pièce.
L'imagine l'être le héro. C'est moins exaltant en le disant. Tout le monde s'enfuit et me dit: "Maintenant t'es mauvais. Tu fais chier. C'est chiant, c'est toujours pareil."
ya le mec qu'est pas venu à mon anniversaire qui me critique. Il me pique tout le temps le sucre que je veux mettre dans mon café. Finalement, c'était plus simple de sembler être, paraitre "putain l'méchant". "Maintenant t'es chiant". Les pieds qui glissent tout contre la merde semelle brillante luisante sur le trottoir.
Le sens. Alors debout dans les librairies, dans le coin philosophie, j'ai tenté de m'interesser à tous ces blaireaux de penseurs millénaires. Et ça m'a fait chier. Sauf Hergé. Et encore, j'ai l'corps toujours mous quand j''lis ses BD d'branleur mort-né. L'artiste.
C'est sans aucun doute plus licoreux le goût des morts sous la langue. Il y a tellement d'adultes qui deviennent fous lorsqu'ils perdent leurs parents. Ces vieux là, avec leurs principes, leurs habitudes, leurs conseils fanés. Et ils se mettent à perdre la tête ces adultes quand ils deviennent orphelins. C'est marrant, au moins, comme cancer.
Ton destin dans les intestins. Tu sens bien que ça se barre vite, vent. Violemment. ça s'en va. Et leurs corps pourrissants qui sentent au moins une décennie de plus au-dessus de leurs tombes moches et chères. ça se paie l'enterrement et les conneries du curé, les larmes à 1000 euros pièce et les con-doléances, les faux amis, les amis des vieux qu'on n'a jamais aimé, qui font chier avec leurs mots/phrases (putain j'l'attendais celle-là). La pluie qui tombe. La boue. Les costumes bon marché noirs. Les anciens potes qui s'en foutent carrément et qui tournent le dos pour pouffer, humoristiquer c't'instant à la con du cadavre qu'on livre à la terre, aux vers, aux courants/filaments d'eau... Au temps. Aussi.
Dans la cuisine, dans la pénombre, le sombre, je vois que rien n'a changé et que le nouveau proprio n'avait rien changé, rien manipulé. Le cadavre. La présence du cadavre encore là. Je
monterai
plus tard à l'étage/j'ai peur. Pour aller dormir sur le duvet/plumes rouge grisonnant/l'temps. Avec les frisson de trouille. L'idée des fantômes même si on n'y croit pas, on en veut pas, on essaie d'être un grand grand grand, mais la peur.
Le sol c'est le craquement sous les s'melles de mes shoes. La bouze en odeur dans ce village campagne, cette cité ouvrière construite le pater/patron de l'usine d'à côté en pleine cambrousse... Et la pluie, la merde de vache et la pluie à la place (casse) des champs.
Je siffle en ouvrant les volets de boisnon traité depuis l'éternité et qui s'écaille comme un saumon/cadavre attend j'accélère je décélère je ré-accélère je ne m'encombre pas de mes doigts seulement. La pluie et les gouttes grosses et glacées qui se barrent vers le bas sur mon front. ET JME MET A GNOUX NOUS Jme met seul par terre dans la terre qui ruisselle sur mes g'noux! NOUS! Naan! L'cadavre! Les fantômes! Les méchantes dents/dentiers d'la vieille! L'cadavre réssucité d'la grand-mère! La cité ouvrière.
"Oh Ludo, tu vas pas bien?"
C'est Marcel, moustachu et piètre comique villageois qui m'interpelle. Le flic municip d'service. "On boit toujours l'pot chez Dédé?" Comme mon père. L'approche démente de l'alcool. Le sol se reconstitue sous mes genoux. Me lève: "Ouais ça me fait plaisir de boire l'canon avec toi Marcel. On va rigoler".
Avant de fermer la porte craquante de la/ma maison, j'aperçois ce cadre, sans doute l'unique, qui est perché sur la poutre feraille de l'usine au logo orange passé.

Andy Verol

L'immensité. Point. L'enjoy. Je dis maintenant l'Enjoy.

L'éclair. Et mon brassard croix gammée orange fluo.
Je joue mes fesses en intime.
L'orage.
L'organigramme. Décidé à en faire un journal. Bon. C'est préférable d'écouter des trucs en langue anglaise/la/majeure pour permettre De s'extirper.
La boussole. Langle. La conduite. A adopter. Vers où vas-tu?
Tu es gentille, mais tu cesses tout de suite de me regarder dans les yeux.
Populaire.
Alphabet.
Isolé.
La fille là-bas a un sein plus gros que l'autre. C'est ce qui arrive généralement aux filles d'ailleurs. Dans le bar, le type a enlevé son manteau épais noir et l'a posé sous son cul. Sur le tabouret. Il sirote un verre de whisky en se demandant si le suicide va toujours de paire avec le chômage.

Andy Verol

La grosse baston madame la putain

ça caille en Hirsutie. Des agressions physiques croissantes. La violence et le goût de la mort dans la bouche des blaireaux.
Kevin faisait beaucoup de bruit en sautant cette petite salope.

Apologie du Nazisme
Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer dans la dépression

Andy Verol

Dans la tête de nos gueules d'anges

Lâché de canette sur l'orifice pas très net de la sphère internet. Des mecs et des gonzesses avec des têtes de m'sieur/m'dame comme tout le monde qui s'allient contre le micro-agitateur, le détecteur de fascisme larvée, l'approche sapiensesque de la pensée, de l'ordre, et du progressisme.
Hirsute et ses leaders/têtes/d'anges ultra-hardCore ne calculent jamais la violence des mots à employer. Tels des Pasolini modernes, nous irons encore et encore contre TOUS LES ORDRES MORAUX, qu'ils fussent religieux, laïques, fascistes, féministes, nationalistes ou gauchistes.
Ne pas voter en 2007 en France est la ligne officielle d'hirsute. Ceux qui cherchent à vomir, à abattre, à nihiler, vont s'en mordre les doigts. Plus ils veulent faire taire nos faces d'anges gigantesques/pré-suceurs/idéologiques de rêve, plus nous élargiront notre nébuleuse de combat.
Pipe it toi l'ennemi invisible et lâche...

Suck It ami Hirsute.

Andy Verol

9/18/2006

Dans ce temps étroit, j'ai eu droit à un sourire

Tes parents se la jouaient quand t'étais gamin: "Tu vois dans le monde, les choses se passent comme si, et ça se passe comme ça les rapports entre les hommes et les femmes". Ils te bourraient le mou avec des gentils, des méchants, des principes, des règles et des lois que tu ne comprenais pas tout à fait.
Et puis en grandissant, tu t'es aperçu simplement, qu'en fait, toutes ces conneries crachées par tes vieux de merde, ce ne sont que des trucs chiés par des gens bien "centriques" pour contrôler tout le monde.
T'es un jeune bosseur et tu te fais critiquer par les vieux de ta boite: "ah les jeunes d'aujourd'hui, ils n'en veulent plus". Tu es utilisé comme un trouffion, et on te rabâche les oreilles avec des trucs infâmes du type: "Au boulot, il faut être stratège si tu veux pas te faire bouffer". Toi, quand tu étais gamin, tu avais peur de faire la moindre connerie, et même péter ton verre à table, et puis tu t'aperçois, en grandissant, en devenant toujours un peu plus vieux ensuite, que tous ceux qui t'entourent ne sont que des sales trouillards, lâches, calculateurs, cons, sans pensées, sans sens... Tu te dis alors que franchemet tes vieux n'étaient finalement que des trous du cul, des abrutis finis à bannir de ton existence.
Que les collègues, les passants dans la rue, les amis, tout ça quoi, régis par des principes, des lois ("y faut bien sinon ce serait l'anarchie"), ne sont que des crétins à crever au couteau, comme ça, en plein trottoir, en pleine journée, dans la queue de la boulangerie, parce que tes nerfs lachent et qui tes repères à toi sont conçus par ta haine absolue des Hommes.
Les mains pleines de sang, tu tapes le code de l'interphone. Et tu remontes chez toi, les membres tremblants et l'oeil livide. La loi s'appliquera à merveille pour toi. Tes parents ne viendront jamais te voir au parloir. Ta conne de mère t'écrira une lettre "parce que papa ne veut pas que je vienne te voir" et te dira qu'elle t'aime malgré tout et que tu dois être fort... Ta mère ne sait pas, parce qu'elle est conne comme tous les autres, qu'elle est ce couteau qui t'a servi à respirer fou cinq minutes.

Andy Verol

Nettoyer soigneusement la carrosserie de ma bagnole avec une chamoisine neuve, devant un vidéo club

ça brille mais certaines tâches sont bien accrochées, surtout au-dessus des roues. J'ai vu dans une émission de télé-achat, qu'il fallait toujours lustrer ensuite.
A côté, il y a un black costaud qui me regarde faire. "Faut frotter en faisant des ronds, ça risque pas d'abîmer la peinture comme ça." Je le remercie, et me dis que ça me fait chier qu'un mec me regarde et juge ma façon de laver ma bagnole.
Je range la chamoisine dans un sac écolo-bio-qu'on-paie et je m'en vais en saluant niaisement le type.

Avec mon crédit voiture sur le dos et mes Assedic qui s'amenuisent, je me demande si c'est bien raisonnable d'aimer son crache-fumé à ce point.

Andy Verol

L'avant_L'après

Et c'est le cas. Rien ne sera plus jamais comme avant. Sinon pourquoi cette notion de langage donc de fait existerait si les choses devaient demeurées identiques ? On peut de manière générale intégrer des notions de meilleur ou de pire dans l'avant_l'après, sauf que là il s'agit de censure d'expression libre dans un pays démocratique occidental des droits de l'homme. Parlons plutôt de réflexion et scuisons cette notion de différents visages que l'on donne à la censure.Je dis réflexion parce qu'il s'agit de prendre un recul total et d'analyser les tenants et les aboutissants de cette censure sans se buter sur l'interdit par lui même.Verol, écrivaillon libre et pas toujours énervé, profère des textes sur un blog du haut de son slip kangourou. Mon dieu qu'il est petit ce Verol sur l'internet mondial. C'est vrai non ?A-t-il les moyens du haut de son fauteuil à roulettes planqué derrière son pc de mener une révolution fasciste et révisionniste en 500 mots et 4 paragraphes ? Mieux : ses 500 mots et 4 paragraphes ont-ils été écrit dans ce sens ? Comment un lecteur doté d'une intelligence moyenne (je vais au pire) peut-il interpréter ses propos et les prendre pour argent comptant ? N'y a-til pas une volonté de détracteurs derrière tout ça ?Apparté. Tu bois un verre à une terrasse assis à côté de deux homos, tu mattes comme tu matterais une bombe à la cambrure callypige parce que matter à une terrase c'est ton truc, et bien dis moi combien de fois par ton regard tu vas déclencher une paranoia homophobe chez les homos ? Cherche pas, 10 fois sur 10. Ca marche à tous les coups.Le hic dans notre société occidentale à vouloir que tout soit géré, mesuré, pesé, contrôlé, légalisé et interdit on arrive à des situations extrèmes comme celle-ci. Verol ne fait pas de prosélytisme, vérol écrit comme un couillon. Une virgule de travers, une incompréhension totale du texte et son voisin, un mec comme lui surement, a pris la peine à la délation et demander la censure.Le bourbier de cette histoire mène à conclure que la notion de solidarité quant à l'expression libre aujourd'hui et pour laquelle tant de gens se sont battus est réduite à un individualisme primaire et dangereux du chacun pour sa gueule, une épée de Damoclès sur la tête : celle de ton putain de voisin, délateur anomyme.Putain.

Jeté à l'abandon (Hirsute 1 - Le 10/01/2006)

La douleur et la torture sont infects aux regards des heureux-isolés
Les coulés de pensées-courbatures m'avachissent chaque jour
Et leurs yeux-rieurs moqueurs racontent qu'il faut "positiver"
Que quelques coups-bleus à l'âme peuvent guérir sans détour
Et pourtant je me baffre de nerfzavifs
Quand j'étudie leurs gentillesses-canifs
leurs méchantes idées sur la vie
leur façon si propre de gâcher l'impie.
Les mots sont si faibles. Dans le mur. Se jeter dans le mur. Secrètement maintenant pour cesser de bouleverser leurs existences faciles. ils sont facilement plaintifs. Ils te conseillent, ils te démontrent que tout est fini. Mais ils ne savent pas, ils n'assimilent pas. Ils n'acceptent pas l'autre normalité... Celle de celui qu'ils appellent "Fou". C'était pourtant faux. Je n'étais pas fou de l'attendre comme ça, tous les jours. Je n'étais pas plus "décalé" que le type qui, tous les jours, durant 35 années de sa vie, répète le même jour sans fin afin de remplir son estomac.
Cave n'était pas plus dingue que le flic qui explose un homme à terre, qui l'insulte et qui oublie son serment.
Nous n'étions pas, mon frère et moi, plus malades que ces familles qui se déchirent sans jamais s'engueuler, qui croupissent dans les non-dits. Je révèle à tous la vie de mon frère Cave, mon frère qui était le héro de son public, le bourreau de ses maîtresses, l'absent de ma vie.
Lorsque je le regardais les yeux perdus dans sa furie, le corps tremblant, les membres raides, je m'imaginais le serrer contre moi afin d'absorber toutes ses douleurs, ses terreurs... Ce sont des choses que, "les gens normaux", ne peuvent jamais comprendre. ils agissent uniquement en fonction d'une norme, d'une pensée dite normale, d'une moyenne sociale, d'un segment socio-culturel reconnu par tous.

Je ne sais pas pourquoi tout ça ressurgit aujourd'hui... L'un de ses potes Daniel D. a écrit ceci récemment: "Pardonnez nos enfances comme nous pardonnons à ceux qui nous ont enfantés". Tout comme lui, mais une décennie plus tard, en 1990, mon frère Cave s'était ouvert les veines sur scène... C'est Seb, son tourneur qui me l'avait raconté. Difficile d'admirer ce genre de gestes. Mais pour moi c'était l'acte de vie suprême.

Andy Verol

La déchirure (Suite...) (Hirsute 1 - Le 10/01/2006)

Première partie de la déchirure: http://hirsute.hautetfort.com/archive/2006/01/09/la-dechirure.html

"Le fer plus profond dans la plaieSes yeux se mirent à lui piquer. Des taches dorées troublèrent sa vision. Il baissa le menton. Il sentait l'effet dans ses veines. Dans son angle de vision, il vit passer les godillots du curé. Puis, il entendit sa voix légèrement voilée d'inquiètude :- ça ne va pas, mon fils ?Il se redressa, hébété, il sentait le frais de l'église à l'entrée de sa bouche bée. Le prêtre était un homme aux rides douces, aux yeux bleus très pales. Cheveux blancs bien lissés.- Venez avec moi...Il lui avait aggripé le coude gauche. Il se laissa entrainer....La jeep démarra et se mit à cahoter brutalement sur la mauvaise piste de brousse. Grimaçant, Nicolas sentait un bout de fer lui malaxer la cuisse à chaque rebond. Il observait les rares mouvements de ses ravisseurs, yeux dillatés par l'angoisse, humectant son baillon par ses déglutitions rapides.La jeep roula vingt minutes, passa un pont de bois au ralenti, il en vit le haut des montants et surtout en sentit les rondins masser son coxyx. La végétation défilait à toute allure, la nuque de ses gardiens, pointillée de mouches sifflantes restait impassible. Tourner de l'oeil, il sentait qu'il ne tiendrait pas longtemps, il valait mieux à la limite.Tout à coup, le véhicule ralentit, l'un des deux soldats se retourna brutalement pour saisir un fusil, les yeux inquiets, le regardant à peine.- Des loyalistes, murmura le conducteur. Cache le blanc.Nicolas avait sa chance. Il contracta les muscles de ses bras et sentit ses veines palpiter sur ses liens acides....Ils empruntèrent rapidement une autre sortie de la station Ranelagh. Ils avaient rangé leurs flingues. Personne ne leur prétait trop attention de ce côté de la rue. Deux types qui portent des gros sacs de courrier. Cela pouvait marcher. Ludovic essayait d'attendre Pierre, qui avait ralenti le tempo à cause de sa blessure.Ils s'engouffrèrent derrière un gamin en rollers, une porte cochère. La porte se referma rapidement avec un clic et ils se retrouvèrent dans la pénombre du sas pavé, halentants. Le gamin, casque hurlant des décibels, ne les avait même pas vus. Il avait déjà composé son code : A 289, releva Ludovic en touchant son flingue."

Vidal

Je ne sens plus rien (Hirsute 1 - Le 10/01/2006)

Je ne sens plus rien. Le froid gêle ma vision. Lesglobes oculaires comme des tisons. Gouttes. Qu'y-a-ilsous cette glace ? Je pose des questions. Que renfermecette épaisseur pâle ? Des tortures, des secrets, desincendies.Je ne sens plus rien. J'ai connu la gloire avant ladéchéance. J'ai tété des goulots sales, aspiré duouiski, recraché en goutellettes jaunes. J'avais lavoix rocailleuse d'un homme abandonné par l'humanité.La crasse. Je ne sens plus rien. J'avance. J'essaie.La chance est lente.Je ne sens plus rien. Qui connait mon visage ? Quimurmure ? Je suis l'invaincu, le suceur de fiels. Lefils du destin trahi. J'ai grandi dans une vastedemeure.Je ne sens plus rien. Mes joues bourdonnent. J'aspirele vide de la ville.


Vidal

Par lacheté (Hirsute 1 - Le 11/01/2006)

"Par lacheté, parce qu'ils refusent d'assumer leur responsabilité dans la destruction du pays, les néo-libéraux sont en train de pactiser avec les salopes fachistes.Quand on délocalise, qu'on ferme une usine, parce qu'elle ne crache plus assez de cash, qu'elle ne représente plus assez de dividendes, tout le monde est d'accord pour dire que c'est à cause des travailleurs chinois ou polonais.Jamais on ne dit que c'est peut être à cause de la gourmandise répugnante et jamais rassasiée des financiers.Quand les syndicats signent les accords les plus ignominieux avec le patronat parce qu'ils ne sont plus assez nombreux pour peser et représenter un vrai contre-pouvoir, des gens qui ne sont jamais syndiqués disent que c'est des gros nazes les syndicats français, que c'est mieux en Allemagne ou en Grande-Bretagne...Quand le clochard se fait emmerder dans la rue par des enfants, par des ENFANTS, qui tétaient encore leur mère, il n'y a pas si longtemps, tout le monde a peur. Tout le monde se dit : "ce qui se passe devant mes yeux, c'est pas normal". Seulement, c'est facile de rentrer en courant chez soi, de fermer à double tour et de se tasser devant la télé. Devant des star du PAF ultra payées qui vomissent leur bronzage aux UV sur la misère.Personne peut lui parler, au clochard ? Personne peut tenir un rôle d'adulte face à ses enfants, face à qui il suffit d'adopter un ton ferme et le vouvoiement ? Personne peut. Plus personne peut. On est tous de grosses feignasses non citiyennes engraissées et bercées par les entreprises."

Vidal

De la gratte (Hirsute 1 - Le 11/01/2006)

De la gratte, la petite charvel toute niquée qui trainait dans une cave qu'un pote m'a filé en me disant "elle est niquée je crois" ouais, il manquait des cordes, quoi. Abrutis, va. Dans une P-Wah que je venais de m'acheter, avec janob, le producteur, qui tournait les boutons dans tous les sens, on était bourrés mais d'une force, j'en reviens encore pas, la chanson s'appelle "petit chien", longtemps j'ai dit vous allez pas laisser ce solo de taré même pas en place, et j'étais sincère, mais janob, qui portant est exigeant (ça a été artoce, ce disque. Un an et demi, un mort (un vrai, Xavier, guitariste de Jazz Manouche très rock, juste une BRUTE super-cool, mort d'1 attaque en descendant de l'avion de cuba, il joue sur au moins 4 titres et bon, ça bute sa race), trois ou quatre faux amis finis, des litres d'alcool, des 10zaines de grammes de défonce, des crises de rire de malade, et récemment, je passe au studio, j'avais oublié ce solo. Quand c'est arrivé j'étais en train de me dire "quel enculé ce Florent" (Bob Dybal s'appelle Florent, depuis 20 ans au moins que je le connais) cette chanson est vraiment sublime (et merde, je suis pas n'importe quel sourd pour dire ça, parfaitement) et BAM, une trille de descente, un FUZZ de batard, un solo PARFAIT mon gars, il avait raison tout ce temps ce crétin de janob,; mon pote depuis 15 ans lui, la musique ensemble, mon frère de BRUIT, maintenant scotché à mort sur la musique de nègres, GRAND DJ, *tueur* du *son*. Eh ouais. Cet album, il sort bientôt. Il s'appelle "jour de paye". Ya des chansons, tu PLEURE. J'affirme ici que c'est le + grand disque sorti en France depuis "rock around the bounker". Ouais. Salut tt le monde, je crois que je vais dormir"[Commentaire posté par pX].


"Pas réussi à l'ouvrir. Sans déconner, juste le carton générique du début, et rien, pendant 10 minutes.
http://www.hallucinet.net
Ca marche mieux :)"Et tout ce que t'as dans l'hamburger, c'est c'qui met d'la viande dans ton coeur". Ouais mon vieux.Allez, bonne nuit"[Commentaire posté par pX].

P.S. d'Andy Verol: je vous l'avais dit que c'était un génie mon pX.

Vas dire à tes parents que tu n'es qu'un con (Hirsute 1 - Le 11/01/2006)

"Arrête d'écrire et vis un peu". Ma mère disait ça. Trop souvent. Moi je ne pensais déjà plus à elle. Il fallait que je fasse quelque chose. Travailler mes pensées au corps. Accepter d'être usé. Il fallait surtout continuer à écrire, quite à perdre tout le monde. L'oeuvre, c'est dire que l'on meurt d'écrire sans fin. Que l'on vit sans cesse d'écrire encore. Avec des crampes dans les doigts. Des idées de suicide idiotes parce que c'est évidemment l'incidence de la création.

Peu m'importait le style ou la qualité de mes mots associés. Je partais dans le texte, je m'accrochais à ce petit muret à phrases. J'y voyais comme des odeurs humides au printemps. J'y entendais des paysages de tranquilité qui couvraient gentiment... ces orages affreux qui dégueulassaient mes nuits. ça me faisait souvent pleurer. Parfois rire. J'y consumais mes sensations, mes petites émotions.

Devenais... Humain... En... Noircissant... Des... Pages... A... L'infini... Recommencer... A... L'infini... Lentement... A... Devenir... Humain... En... Noircissant... Des... Pages... A... L'instant... Réaliser... A... La... Seconde... Que... Je... Pouvais... Aposer... Ma... Rythmique... A L'existence... Pour... Rester... Humain... En... Noircissant... Des... Pages... Et... Des... Milliers... De... Pages... Car... Obsessionnellement... Je... Vais... Essayer... D'achever... Mon... Oeuvre... En... Noircissant... Des... Pages... A... L'infini...

Je me dis presque tous les jours que je ne sers à rien.


Andy Verol

Y passer des siècles (Hirsute 1 - Le 11/01/2006)

Dans le quartier à putes, il y a le Sexodrome et ses néons rouges géants, les fast-food de viandes grillées, des types qui marchent entre les troupeaux de touristes. Dans le quartier à putes, on ne reçoit plus aucune onde humaine. On dirait PAris en Faux. On dirait les nuits au ralenti, les décadences arrêtées, les putes dissoutes... Dans le quartier à putes, y a plus de junkies, ya plus de putes, y a plus de maquereaux, ya plus de trottoirs qui suent la sueur et la bière bon marché. Y a plus d'esprit à Paris. Y a que des touristes, des bourgeois isolés et des soirées branchouilles chères, pas chics et chiantes.

Dans le quartier à putes, y a plus de musiciens, d'esprit underground, de rêves de nuits décadentes, de baises affligeantes, de sexes dressés sans fin devant la chair offerte.

Dans le quartier à putes, y a plus moyen de s'isoler dans son âme auto-destructrice. Y a que des gens qui te lookent et te relookent de travers dès que tu hurles de rage, que tu traînes l'entre-jambes plein de pisse, que tu kiffes une fille-femme démolies mentalement et physiquement. Y a plus moyen d'être junky minable amoureux d'une pute pourrie. Y a plus d'Paris, y a plus qu'une vie vitrine, des gens qui font la queue à la Cigale pour mater Louise Attaque...

C'est l'époque qui se suicide... C'est l'art qu'on assassine... Nos oeuvres bouclées dans des musées... Dans des librairies-business...

Dans le quartier à putes, j'ai perdu l'odorat. Mais j'ai reconnu les façades. Les quelques tâches de moisissures. Les temps révolus. Avec celle qui est mienne. Maintenant. A. Jamais... Et la quartier à putes. Est. Si. Cher. Et. Tellement. Abandonné. A. Ceux. Qui. Ne. Rêvent. Que. De. Le. Photographier.

Andy Verol

J'ai l'impression (Hirsute 1 - Le 11/01/2006)

"j'ai l'impression que vous avez une bonne grosse diarrhée littéraire !moi, par contre, je me sens un peu constipé !"


Arturo B

POrnO GRaFIk Le Clash Arturo Bite Calme toi (Hirsute 1 - Le 13/01/2006)

Maintenant j'te dis la nujit elle commence. Tu sais comment. Arturo Bite ... Contre Vidal Que Dalle. Alors déjà tu te calme. Maintenat je te dis comment ma gueule elle pue... Déjà j'ai un numérique et regarde en live c'est chiant je te montre ma tête de débris... Ensuite je te règle ton compte BiBouj LacourJamaBite... Regarde NEZ DE BOEUF! En plus le morceau de déche mode, j'arrête pas sérieusement de caresser mon gland grand humiiide et un Peu mou... Anr'regarde!
Mes yeux A tes Yeux Ne Sont Qu'Optique De Mort... Mêm e S i Regarde Bi en mes Yeux Seront Toujours Ta vie! Je Suis éterNELLLLLEEMMMENNT Vos Vies Hen µHan Hin!!!!

regarde: Je n'ai pas d'amis chez les propres je n'ai d'amis que chez les torcheurs de propres sluuuurrrppp!
Je me lasserai jalis de ma propre chatte ma capacité illimitée à Etre Sincèrement Anarchiste. a te dire chose que l'embryon de tes pensées ce n'est que l'outil l'artiste Enervé Et Atroce!
Je serai celui là mon enfant..Je suis encore celui qui n'a pas d'enfant... L'Anarchie m'interesse moins que la paternité, et ma bite qui vieilleit. MEIN ARTURO B!!!!!

Andy Verol

J'y arrive pas trop (Hirsute 1 - Le 13/01/206)

J'ai pas vraiment essayé... Mais vous avez l'air méchant entre vous et ça... donne envie de lécher tendrement votre gland... Reeee-pteuuu hummmm/// j'vais m'occuper de tout ça troublés troublants vieux adolesecents c'est encore SI excitant...

Andy Verol

Ah ! Ah ! Ah ! (Hirsute 1 - Le 13/01/2006)

Ah ! Ah ! Ah ! laissez moi rire ! Le mec, il nous fait la morale : "ouais ! y'a plus personne qui se syndique, allez- y les gars, move your ass..." Et vous savez quoi ! Le bonhomme il est tranquille chez lui les doigts de pieds en éventail à bosser pour sa petite gueule en free lance, à écrire en deux secondes des papiers pour des torchons que personne ne lit.Vous imaginez le père Vidal, tranquille dans son canapé, le Powerbook à 1500 € allumé, à bouffer des clémentines ! Il se fout vraiment de notre gueule : bouffer des clémentines ! Moi, je vous le dis tout net, c'est plutôt un bon gros sandwich à la saucisse de Montbéliard qu'il s'enfile pour son 4 heures entre deux tranches de brioche tartinées de nutella ! On croit rêver ! Et en plus, ce gros batard, je suis sûr qu'il lui arrive de piger au black, vous savez de quoi je parle, vous ! Vous avez vu Charles Villeneuve mardi dernier parler de cette gangrène dans Le Droit de Savoir. Bien évidemment monsieur n'a pas la télé, c'est trop plouc pour lui, la télé. De toutes façons, le Vidal ne s'informe que dans des journaux ou des blogs indés, bien sûr !Mais ce qui craint vraiment c'est que c'est l'exemple typique du mec qui va le premier crier au génie à chaque fois que la Vérol, le boss de ce blog, écrit une merde ("brillant... j'aime trop ce que t'écrit...t'es vraiment un punk, toi"), vous me direz c'est normal qu'il soit le premier puisqu'il passe toute la journée scotché à son Mac, attendant fébrilement la publication d'un nouveau texte sur Hirsute. Ouais ! Il n'a que ça a foutre de la journée, avec, ne l'oublions pas, la préparation de ses putains de sandwichs à la saucisse de Montbéliard. Le fucking sucker. Ca se dit hirsute et ça passe son temps à se brosser les poils du cul.Ce qu'il aime bien aussi c'est écrire de la prose romantico-dépress' pour faire mouiller la culotte de lectrices en mal d'amour, le genre de minettes avec des affiches de Marylin Manson collées au mur de leurs chambres et des tracts d'Attac posés négligemment sur leurs bureaux.Alors, soyons clairs, je ne suis pas un putain de membre de votre Fondation de merde (c'est quoi ce truc là d'ailleurs ? En fait, je ne veux même pas le savoir !), mais j'ai le droit de la ramener ! Alors, Mister Vérol, t'as intérêt à publier ce texte sinon je demande direct une réunion extraordinaire du Comité ! Et tu vas vraiment comprendre ce que le mot syndicalisme veut dire. Ca, c'est sûr, t'es peinard avec des suppôts comme Vidal. Vidal, rien que le nom pue la vieille bourgeoise provinciale qui se rêve syndicaliste à moustache et en chemise de bucheron. Mr Vidal ! Nah! Nah !

Arturo B

Les lavettes historiques? (Hirsute 1 - Le 13/01/2006)

Arturo B tu jubiles devant une telle beauté. Vidal, tu ne me menaces pas ou je te rectifie à coups de mots et d'insultes piquantes. Quant à Fredo et son petit message en privé, je pense que pour parler à la star du porno de ce site, il faut payer gars. Rien n'est gratuit de nos jours.

Andy Verol est tombé ivre mort dans la nuit. Je ne pense pas que j'aurai des nouvelles lui aujourd'hui.

Andy Verol

A force de combat - Les chemins mal empruntés - Les nuits de calvaire (Hirsute 1 - Le 14/01/2006)

Elle est riche la guerre en soi. Elle est violente, cassante. Elle asperge les neurones de ses odeurs de métaux lourds. Lorsqu'elle cesse, sa présence est persistance. Latente, elle ressurgit toujours, au détour d'un chemin mal emprunté, lors d'une nuit de calvaire.

Alors sa force se révèle à l'être, sa force de frappe, sa capacité à ravager. Anéantir. Rendre amorphe, ridiculiser, piétiner l'âme.

A force de combat, j'ai réussi à accepter une idée. Je ne suis pas fils unique. J'ai un frère. Il s'appelle Cave. Et il est mort en 1996.

Les chemins mal empruntés, c'est le nom d'un des cahiers "intimes" rédigé par mon frère. Je ne peux simplement que le citer. Je constate au passage que Cave avait une écriture très forte, très violente et en beaucoup de points, semblable à la mienne. Je suis stupéfait de ces similitudes:
11 octobre 1992
"Je fête mes 23 ans aujourd'hui. Seul dans mon studio. C'est cool d'avoir trouvé ce studio. Je sais pas. Pourquoi Bordeaux. J'en sais rien. J'ai jamais vécu nulle part finalement. L'autre jour, Karim m'a dit que j'étais un mec pas fréquentable. Je lui ai dit d'aller se faire mettre. Très naturellement. impulsivement. C'est sorti comme ça. Tout seul. J'avais la haine. Je me sentais timide ce jour-là.
Beaucoups de gens considèrent que je suis un mec sans gêne. Au contraire, au fond de moi, j'ai des bouffées de timidité qui envahissent mon être. je me sens géné. Trop mal. Karim, en tant que bassiste, il est super impressionnant, mais en tant qu'homme il est imposant, gigantesque à mes yeux. Je ne résiste plus. Je n'aime pas l'autorité naturellement. Je rejette le fait d'être impressionné par d'autres gens. ça provoque des impulsions d'ultra-violence en moi.

Je bois. Des 1664. Daniel m'en a fait tellement boire à Paris, que j'y ai pris goût, que cette bière est devenu le souvenir de grands moments passés à Montmartre. Nous dormions dans un local à bennes à ordures. Le réveil était torride. L'odeur. Les murs, le sol, le plafond, dégueulasses. Les yeux rouges de Daniel, sa bouche pâteuse, ses hontes matinales. "Putain j'veux arrêter toutes ces merdes". On déambulait dans les rues le matin, en mangeant du pain frais-chaud travaillé par nos amis boulangers.

Daniel connaissait du monde. Beaucoup de gens le reconnaissaient. On se lavait dans les chiottes des cafés, on y buvait des cafés. Souvent Daniel commençait à picoler dès 10h00 le matin. Moi je m'imposais une discipline. Je ne commençais que vers midi... Et vers 14 heures on était bourrés tous les deux. On déambulait. Daniel était plus joyeux à cette heure là. Moi aussi. C'était bien d'être ivre quand tout le monde bosse, vit une vie normale, se préoccupe de ses préoccupations. On allait chez les uns et chez les autres. Daniel avait beaucoup de faux amis. Des artistes qui l'aimaient, mais qui avaient peur de lui.

Je lui demandais: "pourquoi t'écris pas?". Il répondait, de sa voix-alccol: "j'écris tous les jours, mais tu ne le vois pas.". Je l'aimais cet ami. Parfois je l'enviais pour ce qu'il avait connu. D'autres fois je me sentais abattu par sa décadence, son incapacité à contrôler toutes ces choses qui lui étaient tombées dessus.

Avant-hier, j'étais à Barcelone pour un festival. Je suis brouillon. Je mélange tout. Et l'alcool grimpe dans mes pensées, violemment, puissamment. Quand je chante, j'ai envie de leur montrer que je suis le plus grand, que je les hais et qu'ils aillent tous se faire foutre. Comme Daniel, j'ai peur de la scène. ça me rend dingue. Mais au lieu de m'enfermer, je m'ouvre à fond et crache mon fiel sur eux tous. La scène, c'est quelque chose de fou. un truc impossible. Un moment infini qui est irréel, impossible, invivable. C'est que du faux. Des gens qui regardent vers soi mais qu'on ne voit pas. Je n'aime pas trop ces gens... Je le chante. Je le vis. J'avale cul sec ma 16."

Il avait une pensée décousue. L'impression que Cave n'était régi par aucune structure.

Les nuits de calvaire.
02 mai 1994:
"C'est puant. Le froid qui abîme ma chair. Rester les nuits sur le balcon à mater ces salopes! Toutes ces salopes! Herouan ici! Le gros qui s'approche avec tous ses putains de muscles. Ce gros con. Cette masse de muscle à la con. "Herouan il est où ton cerveau!" il se marre Herouan. Il rit, il comprend rien. Putain si seulement il était intelligent. il m'éclaterait la gueule, il imposerait sa masse aux foules et les écraserait de sa rage de ses théories. Gros con. "Vas me chercher une pute! Une blanche! Rouquine! Une english qui pue sous les bras! oui j'veux ça". C'est bon de faire ça. Moi j'ai froid là, sur le balcoin de ma vie de mon appart. J'mles gèle. Y a personne qui appelle. J'suis connu pour rien. Ya pas d'amis. Ces connards font la fiesta là haut sans moi. Ils s'éclatent. Ils sont à fond.. Oué moi j'fais parti de Duno. Non mais moi j'suis le guitariste! Oué Cave il va bien. Ah oué tu l'adores? Et moi tu m'aimes bien? Ils profitent de ma force. Ils se tapent ces putes grâce à moi, mes yeux qui persent.
L'alcool. Elle entre menue. elle a 18 ans au maximum. J'aime pas son style. Ses trucs en résille, ses pompes brillantes, ses trucs noirs superposés. "Viens là". elle chiale. Ohlalala c'est le beau Cave. alalala! Quelle conne! "Tu parles français toi?" Elle comprend rien. "Viens là. Je suis dans mon duvet. J'ouvre mon duvet. Je la fais entrer dans mon duvet. Et je l'embrasse. Elle résiste. "Resiste pas! T'es là pour ça salope!"? Je lui lèche la gueule. Elle a l'air dégoûtée. J'aime pas ça. Je la gifle. Elle hurle. J'attrpa son poignet, l'entraine à l'interieur, fait signe à Herouan de se casser. Je ferme la porte fenêtre et JE ME RUE SUR ELLE..."

J'ai envie de gerber. Non que l'attitude de mon frère me rende mal à l'aise. Disons surtout que je pense à elle. Sa soumission. La correction... Et le reste. Dans ses cahiers, il racontait tout en détail, avec jubilation.


Andy Verol

Suivi par la mélodie (Hirsute 1 - Le 14/01/2006)

En me crispant un peu, j'ai accepté de regarder les passants en bas.
Ils courrent aveuglement vers les boutiques, ils y cherchent le coton pour emplir leurs crânes. Ils s'enveloppent de tissus pour montrer leur capacité à être Tout-le-monde. Ils ont si peur d'être laids, de ne pas plaire. Ils sont si peur de n'être rien... ils ont peur d'être ce qu'ils sont.
Je me crispe un peu plus en me demandant ce que je fais de mes journées. L'écriture redevient la drogue qui empêche d'avancer. Elle emplit ma vie et devient le coton utile à mon gavage...

Nous essayons de ne pas aller au clash, nous tentons de ne pas parler de ce qui cloche. nos corps qui ont plus de mal à s'assembler, en opposition totale avec le désir puissant de le faire, d'y aller ensemble. Pour toujours.

Se crisper dans l'instant, et dire, que maintenant restera toujours. Le tout suivi par cette mélodie...

Andy Verol

Il y a trop peu de gens qui s'y interessent (Hirsute 1 - Le 14/01/2006)

Les rues piétonnes sont foulées sans cesse par des talons à moindre coût. Les façades de ces immeubles exposés chaque jour, sont, plutôt sombres.
Les routes avec leur macadam si noir sont cachés toujurs par les tôles des voitures, les carosseries rutilentes ou peu reluisantes des véhicules divers.
Les allées centrales ont des gravillons partout tout bruyant lorsqu'on les emprunte. Les arbres sont plutôt freluquets. Eprsonne ne les perçoit. Personne ne les aperçoit.
Les trottoirs sont jonchés de saletés, de chewin-gums écrasés, de merdes étalées, de liquides collants renversés.
Les visages ont perdu leur consistance. Ils sont milliers et anonymes. Ils sont disparus pour le passant solitaire, qui marche et marche et piétine cette saleté-ville. Il en sourit.


Andy Verol

Je suis puni ! (Hirsute 1 - Le 15/01/2006)

Je suis puni ! On ne publie pas mon "Comment faire une bonne portée" ! C'est peut être dû à ta fredoïthe aïgue !Moi qui m'appretais à t'envoyer mon chèque !

Arturo B

Friter mon calcaire Killer! (Texte non abscons ducon) (Hirsute 1 - Le 16/03/2006)

Casque béton posé sur mon crâne-os. Les chars déboulent de partout. La nuit en vrac et les tirs en bloc. Je gémis comme une merde tellement mes oreilles claquent de douleur. Les douzaines de dandys qui jonchent le sol scintillent de sang sous la lune salope. Ses jets de lumière jutent sur les cadavres risibles de tous ces guignols gesticulateurs, ejaculateurs navrants de textes gaucho-poétiques insignifiants... J'en suis. Merde. La guerre. La force militaire mise en oeuvre contre nos oeuvres-missiles travaillées à la hache et aux crachats. Chier!

Le soldat s'approche, armé d'yeux bleus haineux et dessiné dans ses traits par sa fierté de tuer les "putains d'intellos". Il me lance un "vive Mauras et Drieu La Rochelle" dogmatique et me cale une balle sifflante dans la gueule. Que la résistance fût courte.
11 novembre 2007. Souvenir d'un écrivain merdique, disciple de la cause "Arts dégénérés".

Andy Verol

Passer les journées à fumer (Hirsute 1 - Le 16/03/2006)

... Je suis captivé par ce chroniqueur du matin, à la télé. Il parle avec passion de choses tout à fait... superficielles et anodines...

... Hier soir - Gibus - Rythmique hardcore ultra-speed. Manu était décontenancé par un tel déferlement de violence sonore. Je suis parti en vrille, dedans le son...

... Il n'éait plus que mon jouet. Il cassait sous mon poids...

... Marie est passée me voir. En cloque de 7 mois...

... "Qu'est -ce que tu ferais si tu avais un gosse?" Je l'égorgerais...

... Devenir légume ne signifie pas mourir... Nous n'avons pas fait l'amour depuis un mois... J'ai découvert sa passion pour le foot, et la tribune Boulogne... C'est excitant et répugnant à la fois...

... J'ai fouillé ses placard et j'ai découvert son attirail de parfait nazi des stades. Poings américains, rangers, treills, etc. "Pourquoi tu fais ça? Tu es pédé pourtant?" "Les nazis avaient plein de pédés dans leurs rangs"...

... Je m'ébouillante avec mon thé. Mon corps se pose sur le côté. Sur le matelas. Mon retour chez Mehdi m'achève...

Andy Verol

Le changement dans la continuité dans le changement - Px/HAllucinante diatribe (Hirsute 1 - Le 15/03/2006)

Il ne semblait pas particulièrement nerveux. Devant cette distance, cette presque décontraction (il ne faudrait pas non plus donner l’impression qu’on s’en fout, non non) m’est venue la pensée que la République, bonne mère, doit soigner ses serviteurs jusqu’à la tombe.. Bref, c’est détendu que le ministre a attendu les charges impitoyable des force investigatrices.De Fabius à Raffarin, de Jospin à Balladur, tous les matignards que j’ai connu on cet air guindé, ce faux air de monsieur Loyal matiné de joueur de bonnetau, cette façon de prendre leur respiration avant la lumière rouge de la caméra, si la politique internationale se joue à Hollywood, la France est un film de Truffaut : Emprunté, mal foutu et démodé. On a eu droit ce soir à un grand moment de politique française.Bon client, l’homme s’expose et ne craint pas la critique, ce qui ne veut pas forcément dire qu’il s’en fout, non non.A la déclaration qu’il a fait trois fois "je suis un homme de dialogue", du ton du type qui lit tout haut son autobiographie, même une "journaliste" comme Claire Chazal n’a pas pu ne pas remarquer "heu, le 49-3 [1], c’est pas précisément le dialogue" il a répondu que si, il a demandé, mais on lui a dit que non, et ce n’est pas une réponse.Il s’est ensuite ébroué comme un jeune alesan à la robe claire, pour prendre la caméra entre quatre yeux sur le thème "mais je suis pas un méchant, moi, regardez-moi, ais-je l’air d’un homme qui veut mettre la France dans l’embarras ? En substance. Il a dit, redit, puis répété encore une ’t’ite derniere fois, que son engagement, c’est la baisse du chomage et le retour de la croissance [2].

La suite chez notre très adoré Px:
http://hallucinet.free.fr/

Ces yeux (Hirsute 1 - Le 15/03/2006)

ces yeux de chat, de chatte dois je direme scruteraient alors,que venait 'elle faire là, ellecellee la même regeté, bannieelle était làet ces yeux la regardent.Dans ces yeux de chat ,de chatte devrais je direelles étaient toutes là,elles toutes réunies, toutes ses femmesle recherchant luielles lui donnent courage alors,elle est protégée,elles sont toutes là,toutes dans ces yeux uniquesLui donne la force de savoirque le chemin dans lequel il se trouven'est qu'un passageun passage obligé pour revenir vers elles,elles toutes, entières dans son corps à elle seule,elles toutes dans ces yeux de chats, de chattes devrais je dire incarnés là.elles la regardent alors, tous ses yeux braqués,l'envoutent, l'enivre,elles attendentattendent patiemment d'elle de pouvoir revivre cet amour, impossible, intouchable, inavouable, intolérable alorsmaintenant possible,elles le savent, la regardent toutes,toutes dans ses yeux de chatde chattes devrais je diresera t'elle être digne,accomplir cette tâche,pour elle toutespour chacunes d'elles, depuis des siècles, des millénaires,toutes ont les regards braquées sur ellesur elle seule ce soir là,tous ces yeux dans ce regard de chatde chatte devrais je dire"

fole lol

La ratification des accords pourris (Hirsute 1 - Le 14/03/2006)

Les cheveux en vrac. Non mes cheveux ne sont plus en vrac. Mes cheveux sont inexistants. Mes cheveux, c'est comme la présence d'Arturo, la joie de Milosevisc, le progressisme de Bush, la modestie de Fredo, l'ouverture d'esprit des maitres du Hamas, ... C'est une grosse calvitie philosophique. Moi je me chauvise... Et je m'en branle de plus en plus de redevenir pauvre. J'ai faim. J'ai fin.
Andy Verol

9/17/2006

Leurs têtes toutes vertes dans les images/caméras infra-rouges

La malice dans les poches du flic un peu corrompu. Un peu. Tout petit peu corrompu. Par exemple, le flic accepte des verres d'alcool gratuits. Il accepte des petites pipes de bonne qualité dans les cages d'escaliers de la boîte d'à-côté.
Il tabasse volontiers et appelle ça "quelques baffes/Un moindre mal par rapport à ce qu'ils font". L'âge. Ses éternels blousons en jean que sa femme lave, mais qui ne les aime pas. Son holster là-dessous, ses grosses chaussures, et sa démarche nette dans les rues de son secteur.
J'en ai assez souvent. Je bois au bout du bar sans rien dire. En fermant ma grande bouche de skin âgé. Skin âgé. National Néant. Et l'alcool. Il s'appelle Alain et m'explique toujours qu'il aime ce qu'il fait. "Attend, la racaille, faut bien s'en occuper".
Moi ça m'amuse. ça me fait penser que les flics de maintenant ne sont que des tafioles, des bambins dégénérés venus de la planète étrangère.
Etrangement, Je pense que tout le monde me comprend. J'apprend que tout le monde me comprend. Dans les regards. Dans la façon particulière qu'ont les passants de changer d'attitude à l'approche des uniformes. La faiblesse.
"Et la France tu la défends? La vraie France je te demande". Il rit. Il dit "oui". Mais moi je sais que c'est "non". Que c'est un traite. Un chérubin bidon qui joue à la justice/force qui nous sauverait de la dégénéréscence raciale.
Kévin me rejoind vers minuit. "Tu rentres papa? T'as trop bu." Je le baffe fort mon Kévin. Puis je l'embrasse avec ma bouche que je sens gluante. Mes lèvres comme de la morve.
J'explique à Alain que ce sont les chinetoques qui nous auront par le cul. Je titube. "Vas te coucher", il dit.
Et moi j'hurle dans la rue. Et je sais qu'ils ne voudront plus de moi dans ce pub.
8:11: réveil. Les poings sont en sang. J'ai dormi à poil. J'ai arraché le drapeau français cette nuit. Kévin est à poil à côté de moi. Il dort plein de tâches rouges dans le dos.
L'encore. N'importe quoi.
Dans le frigo. Le yaourt Danone nature. La cuillère crade. Et l'idée qu'Alain n'est pas un bon flic.
Apologie du Nazisme. Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer dans la dépression
Andy Verol

Le recommencement

Dans sa main, mes mains molles. Dans mes mains molles, ma peau molle... Je dansais mais mon corps plus lourd de trentenaire adipeux pourrissait les mouvements palpitants de mes membres secoués. La techno était aussi efficace... MAis dix années plus tard, avec des jeunes sur-lookés, à la danse aussi inefficace qu'indécente. J'ingurgitais des bières/mousse à l'affilé. Le défilé. Les "ouhouuuu" et mon corps encore balbutiant quelques mouvements/déhanche sans feeling/sexy particulier.
Dans le RER le nez détaché du visage, j'ai retenu le sang entre mes deux pouces pour empêcher l'hémorragie de bâtard.
Dans mon lit, après 5 heures d'Urgence à l'hosto/Et l'costaud d'infirmier qui m'engueule parce que je ne souhaite pas de piqûre, pas couture dans la peau molle de mon corps fatigué.
Dans le lit. Café. Et évanouissement/sommeil. Meilleur encore les courbatures, les larmes au réveil et la douche froide. "Le 18 septembre, l'eau chode sera couper pour coze de verificassion de canalisassion." Connasse de gardienne.
Andy Verol

Mort de... Bond-Age (III) (Hirsute 1 - Le 19/10/2005)

La nuit, j'ai moins peur tu sais monsieur? Par exemple, il y a un jour où un bonhomme m'a demandé, là-bas, sur la Terrasse à Saint-Germain en Laye: "Connais-tu le Bondage?" Non je ne connaissais pas. Je ne parlais pas très bien anglais ni trucs de cul un peu spé... Il m'a emmené, dans une automobile pour ensuite me faire entrer dans une grande maison avec un grand parc autour. Et puis il m'a ligoté dans une pièce toute rouge et toute "mon-esprit-part-en-morceaux". Alors j'ai attendu longtemps avant qu'un mec costaud et poilu des épaules n'entre tout de cuir vêtu, et l'air menaçant. Il était comme dans les films de Fincher, il avait l'air de vouloir tuer des gens parce qu'il avait mal digéré les contes que sa mère ou sanourrice lui racontaient quand il était gamin. Mais c'était assez différent des films américains. D'une part parce que ce n'était pas un film, et ensuite parce qu'il n'avait pas l'air si odieux que ça lorsqu'il me giflait, me frappait ou me fouettait violemment et délicatement le cul avec son martinet. A ça s'ajoutait le plaisir, les yeux qui roulent dans les orbites, et l'idée que le monde entier trouve ça malsain, et pourtant que c'est bien.
Mais la nuit vois tu Monsieur, moi j'ai peur. Et je n'ai pas peur de ce monsieur qui se caresse près d'une porte sale dans un coin sombre d'un centre commercial. Dans les journaux, dans la justice, ou dans les films américains, on dit que ce sont des pervers, des dégueulasses qui tuent tout le monde, qui violent, qui menacent tout ce qui bouge. Mais en réalité, ce bonhomme est assez vieux pour ne plus plaire, pour avoir fait le tour de la question sexe et est persuadé que sa vie sexuelle primaire est derriere lui. Il ne parle pas très clair. Il ne sait pas dire qu'il a simplement une envie effrenée de ne plus écouter sa conscience. Je Dis quoi là?
Moi la nuit je veux rester éveillé. Oui Monsieur. Eveillé pour péter l'équilibre interieur qui fatigue ma dynamique et bouleverse mon organisme. Plus je vacille de nuit, et plus je suis orginal et décontracté le jour. Et puis il y a le travail. Au travail, je ne reconnais pas ces bonhommes-bondage ou des bonhommes-branlettes, mais je vois des tronches normales qui parlent de films ignobles américains où les méchants sont facinants, où les mecs qu'on doit abattre ont des poils sur les épaules, des cagoules en latex, et des petites bites acculées sous un bide immensément gras.
Passer à la télé, c'est aussi débuter au cinéma. JE commencerai avec des rôles de chelou pour ensuite me recycler dans les comédies bon enfant, en fin de carrière... T'as pigé la technique? DuFOin...

Andy Verol

Ecoeuré (Hirsute 1 - Le 18/10/2005)

Ecœuré, plus d'envie... à part celle de vomir. Le ventre noué.Et tout ça pourquoi ? Parce que TRA-VA-ILLER !Et tout ça pourquoi ? €uros, heureux.Les murs sont toujours les mêmes. Je reviens là après trois ans d'absence. Rien à changer. Un vrai musée. Ca me rend malade. Malade des boyaux, c'est dégueulasse.J'étais si bien là-bas, ma petite routine, mon autonomie, ma tranquillité... Et puis, du jour au lendemain : « Hop ! Tout le monde dehors », merci L.V.M.H. On n’a même pas eu le droit au champagne, ILS se sont vraiment foutu de notre gueule.Et donc, voilà… Retour à la case départ. Place Saint Sulpice. Place Saint Supplice. L'horreur. « Tu verras ça sera bien pour ton plan de carrière». Connard.Je vais résister. 15 jours à la maison avec l’accord du docteur et 70€ de ma poche à la sienne. Merci, Monsieur !Et tout ça pourquoi ? Le combat est perdu d’avance ! Je courbe déjà l’échine, prêt à sucer les bites…


Arturo B

Gros bâtard (Hirsute 1 - 19/10/2005)

Gros bâtard. Tu t’écoutes parler mais tu es lucide (« JE n'écris pas aussi bien que ça. »). Et tu es sûrement « l’être le plus dangereux d’ailleurs » mais certainement pas « d’ici ». Car n’oublie pas : j’existe, je te surveille, je connais tes forces, j’aime tes faiblesses. J’ai le goût de l’horreur et me tiens prêt à t’en gaver. Alors ne la ramène pas trop car je suis là à te guetter dans les coins les plus sombres. Et, sache-le, je n’hésiterais pas à te prendre en traître. Pas besoin de me chercher, je te tomberai sur le dos quand tu t’y attendras le moins. Peut-être même que tu aimeras ça, t’en prendre plein la gueule et sentir ta boyasse tremper dans le fond de ta gorge, à t'en étouffer. Et si ça se trouve tu n’attends que ça. Tu me dégoûtes. Gros bâtard.
Arturo B

On l’a trouvé il y a quinze lunes (Hirsute 1 - Le 11/07/2005)

Encore un cadeau de la mer dirent les femmes, ravies de trouver deux bras supplémentaires en ces temps de pénurie masculine ; encore un caprice du père, me suis je dit. J’ai tout de même officié à la grand fête du soir. J’en ai assez qu’il nous prenne pour un camp de rééducation ou de rattrapage, nous, les bons sauvages. Cela se produit régulièrement, il nous envoie un paumé, qui ne sait plus ni qui il est, ni d’où il vient, et le temps qu’on lui trouve une place dans notre société, qu’il devienne un homme, environ le tiers d’une vie de petit garçon, il disparaît. Ici personne n’est choqué, à part moi, puisque je suis le seul à tenir les comptes du temps et des choses. A suivre...
Zelvett

Vague après vague (Hirsute 1 - Le 10/06/2005)

CLones en sourdine. Un truc français de bidouillage électronique légèrement dépassé. En 5 ans, une vague de punk rock a submergé l'élan techno-combatif des années 90. Rien a faire, l'Histoire se répète. Il a fallu que quelques abrutis abusent de la célébrité pour qu'un genre musical devienne "out", la musique branchée des plus de 30 ans. Relevons tout de même que tout ça ne durera qu'un temps. Des petits avaleurs de disques adolescents ressortiront les "sceuds" à papa et en feront leur tambouille. Alors une "nouvelle" vague s'inscrira résolument dans l'optique techno des années 90. Attendons la fin des années 2000, le temps que ces chérubins grandissent un peu, s'allient à d'autres potes chérubins et commencent à rebrancher les fils des beat box.Partout fleuriront les nouveaux fleurons de la scène techno-indus (quel terme inventera-t-on?).Seulement pour les "ravers", les "free parteuuuurs" des années 90, il sera trop tard. Ils auront assimilé leur vie d'adultes. La roue aura tourné, les platines seront rouillées et oubliées. Ils seront bien en peine de sautiller des heures durant sur des rythmes cacophoniques et hypnotiques. Ils n'auront plus qu'à soutenir leurs gosses dans leur cause en leur rappelant qu'il n'est pas utile de reproduire les conneries de papa et maman. "D'ailleurs à l'époque c'était différent, on savait faire la différence".En attendant, beaucoup se cachent dans leur "chez soi" afin de renifler les dernières effluves de boucles évolutives un peu obsolètes. Dans les salles de concerts, on se déguise comme papa ou grand-papa, on affiche sa crête colorée, ses piercings, ses couches de vêtements amples superposés, ses grosses groles, ses cris rageurs et sa franche nonchalance. On reproduit plus qu'on invente. On fait plaisir aux patrons de maisons de disques qui, lorsqu'ils avaient 20 ans, se pavanaient de la sorte en jurant qu'ils ne se feraient jamais avaler par le système. Tout compte fait, ils iraient bien à l'église pour expier leurs péchés, et tentés de conquérir une forme d'immortalité.Pendant que les plus jeunes sautent dans tous les sens, les papys du rock essaient de taper du pied sur le sol lustré d'un zénith accueillant des groupes de revenants.Il faut l'avouer: Le rock, le punk, c'est affaire de jeunes. Ensuite ça fait zombies. "Bouhhh! nous sommes là, les cadavres putréfiés secouant de vieilles têtes décrépies".LEs musiques électroniques et expérimentales sont retournées dans l'anonymat ou presque. On travaille. On travaille très dur pour que la bête reprenne des forces et submerge de nouveau une énième génération d'acolytes sur-excités.J'ai rangé consciencieusement mes chaussons au pied du lit. Je me suis allongé péniblement, assailli par des douleurs persistantes dans le bas du dos. Une musique répétitive submerge mon esprit à l'heure de s'endormir... Nous re...vien...dront.
Andy Verol

Essoufflé (Hirsute 1 - Le 10/06/2005)

C'était bizarre de voir cette confrontation. D'un côté, juchés sur leur balcon, deux vieux hirsutes, un couple intimidé par la fatigue et le bruit, de l'autre, une bande de jeunes étudiants ivres hurlant des chants grotesques.Il y avait un souffle entre ces deux générations, un souffle puissant, détonant, rappelant "pousse toi de là je m'y met". Et ces vieux se sont éclipsés dans leur appartement, tout confus, obstrués par cette bouffée d'insolence...J'ai eu envie de penser à eux, d'être eux un instant avant cet instant où je serai juché sur mon balcon, abasourdi par l'âge, apeuré par ce souffle cassant, aspirant, déchiquetant mon être...
Andy Verol

A ne pas... (Hirsute 1 - Le 22/05/2005)

Une génération nouvelle... de mangeurs de foi... surgit enfin.L'épaisseur des bois couvre les immeubles accolés de la cité. Une énorme histoire de cul se profile. Ici maintenant nous nous réveillerons enfin contre la chose inadequate qu'est laMorale, l'appartenance à un groupe de pensée ou de croyance. S'insurger, c'est manger l'ennemi, abandonner l'ami, flinguer ses chérubins. C'est aussi caresser la bête dans le sens de l'infini dégoût. C'est rendre à "frelaté" ce qui appartient à "frelater". C'est paraitre dangereux, être horrible et menaçant aux yeux des "honnêtes gens" qui décident maintenant de l'esprit du monde. C'est dire et se suffire de "Démocratie est l'Empire des ignorants". C'est devenir chose au yeux de la chose publique, c'est aussi sourire ironiquement à ses choix...
Andy Verol

Il s'agit... (Hirsute 1 - Le 08/05/2005)

Il n'est pas trop tôt. Salut. Il est... Il s'agit du temps que l'on a passé à vivre. Comme si demain, enfin, était achevé. Il s'agit aussi de vous de toi de moi et des espaces octroyés par mon esprit vivace trahi par un corps bouffé. Et des mots, des mots trop longtemps succédés, des cochonneries littéraires qui n'emmerdent plus personne. Le monde est comme rouge, perpetuellement aveuglé par le feu d'une merde bouillonante...Toi, nous, tout comme moi sommes jolis au point d'être déjà suffisamment heureux pour... crever, molarder en toute sérénité. s'endormir, dire qu'il est l'heure de s'installer dans le creu de l'impasse.Sulfuriques, granuleux et spongieux sont... les "s'en suffir". et maintenant maintenir, c'est "j'aimerais que les mots soient incapables" de transmettre le son "mon pied droit cesse de succéder à mon pied gauche". Dans le coin de mon attitude il y a vous, il y a l'Humanité... Et le monde c'est l'Afrique, c'est l'Asie, l'Amérique du sud, et le creu de mon coude abandonné. Quoiqu'il arrive, je rêve de silence et de toi, et de Toi seule, je rêve en attendant de n'être jamais lu. Dans les murs, il y a un bleu pas franc, un ciel-soleil qui explique "et si part ne reviendra jamais". Superposition des socles civilisateurs... Bases grotesques pour une inutile course à la force. "Dieu n'existe pas" contre les "imagine ce que tu viens de dire".La lampe de chevet s'estompe-electricité comme une bougie usée. L'aube sordide imbibe la couche "celeste comme l'utérus de mon âme", de ses effluves groteques, trop "nostalgie est jouissive pourvu qu'hier soit meilleur".Ce matin, hélas, ne sera plus consacré à "les gens qui meurent dans la misère", il sera le mien, même si vous n'y comprenez plus rien, même si "les rebelles chassent l'indifférence des idéalistes et la faim des ambitieux avale le corps des âmes". Je comprend seul que, ainsi, tout est fini, que plus rien ne sera "il faut crier au scandale". Un lit. Mon corps alerté par la mort inexorable et mon esprit amoureux. Ainsi je m'éteins, en espérant... ne plus me réveiller.
Andy Verol

Je viens au carrefour de la vie (Hirsute 1 - Le 24/03/2005)

Je viens au carrefour de la vie. ça grouille, vibre, construit, détruit, existe! C'est comme une cassette en avance rapide où le temps est volontairement accéléré. Tout est bref. La petite fille aperçue hier a aujourd'hui 40 ans, des responsabiblités avec son mari et ses quatre marmots. C'est ça le cycle de la vie: une sorte de VHS bloquée en avance rapide. On a beau hurler "pause", supplier "pause", ça ne s'arrête pas. Et, déjà le reflet du miroir nous renvoie une face grisonnante. On ne peut rien y faire, on n'a pas choisi, mais c'est comme ça. En fait, on n'a pas le droit d'être paumé ^puisque le temps existe et tel un spleen de Baudelaire, il étend son ombre noire. Cette course folle est, à bien y regarder, stupide. Finalement, ça ne sert pas à grand-chose, à grand monde de se poser ce genre de questionnement existentiel à deux balles. Puisque aller trop loin dans l'analyse conduit à l'absurde folie et couper court aux problèmes amène à l'embolisation! Alors que faire? Rien à faire! Rester la même personne avec névroses assumées et embolisation acceptée. Car même le sombre espôir de changer la face du monde n'aboutira jamais. Un jour, la disparition de ces doux rêves âcres s'averera absolue avec la macabre destruction du cycle.Une journée parmi tant d'autres. Marie (1920-2000).1920: Mr et Mme Caron ont la joie de vous annoncer l'arrivée d'une petite Marie dans leur vie.1921: Marie fait ses premiers pas.1923: Marie entre à l'école.1932: Marie décroche son certificat d'études.1933: Marie travaille 12h par jour dans les champs de ses parents.1939: Marie épouse Jean, mari de 20 ans son aîné, violent et méchant.1939-1945: Marie devient collabo et attise sa haine de l’étranger.1946: Marie a son premier enfant après de multiples tentatives échouées du baiseur absolu. Elle l’appelle Marcel.1950: Marie perd Jean, son époux qu’elle a assassiné. Elle pleure sur le défunt, heureuse du bon fonctionnement macabre.1950-1980: 30 ans de bonheur: bat son fils, boit et se fait fourrer par tout ce qui bouge.1985-2000: Marie sombre dans la folie. Internée, elle meurt en avril par un doux matin printanier.A l’enterrement, quelques paroles réconfortantes: « Elle a bien vécu ». Finalement, personne ne la connaissait. Marcel n’a même pas fait le déplacement. Alors c’est ça le cycle de la vie avec quelques variantes et sentiments divers. J’étais, je suis, je serai au carrefour de la vie et laisserai ma mémoire chronologique de l’espèce humaine.
Verge

Images troublantes (Hirsute 1 - Le 08/02/2005)

Ici-bas, Abelle n'avait plus d'idéal. Si la vie s'identifiait à cet idiot, elle n'était vraiment pas idyllique. Cet homme ignoble la tourmentait par la mémoire de ses ignominies illégitimes. Quand elle se faisait des illusions, les images obscènes prenaient le dessus: elle pensait à cette imbrication immonde et même immorale. Elle rêvait toujours qu'implacable, il s'imposait dans son impudeur. Impuissante, elle laissait l'impulsif lui infliger l'inadmissible puis l'incarcérer comme un animal; Visions incontestables d'attouchements malgré son insoumission! Ces images intériorisaient sa peine.
Verge

We are back (Hirsute 1 - Le 11/06/2005)

WE ARE BACK ! scandait LFO alors que la déferlante techno se préparait à envahir les consciences. Et à ronger les muscles des danseurs des années 90.Techno's not dead ne peut on s'empêcher de penser, à l'heure où les chapelles ont brûlé. Aujourd'hui, on peut écouter du punk-rauque et de l'electronika et du hype hope sans passer pour un traitre à chaque cause. On peut être un "batard sensible", comme TTC. "Aujourd'hui et maintenant" comme Experience. "Jus A Rascal comme Dizzee Rascal. Si le rock parait bénéficier d'un regain, c'est parce que l'équation scène/galette a mieux fait ses preuves, depuis plus longtemps. Plus solide, cette vague repousse comme une mauvaise barbe qu'aurait cru éradiquer le rasoir électronique super perfectionné. Quant à la la french touch, elle s'essouffle surtout parce que les free et le versant clandestin, a-commercial, son reflet inversé, sont devenu un mode de vie à temps plein pour certains. Ainsi qu'un vrai loisir du week-end pour plus d'étudiants qu'il n'y en avait aux grandes heures des Spiral Tribe et des grandes messes de La Défense ou de Beaubourg. Ceux là préfèrent consommer la techno dans sa version apre et underground, plutôt qu'acheter des disques qu'on peut de toutes façons télécharger et graver. L'offre s'épuise faute d'acheteurs, mais elle s'est aussi suicidée d'elle même en acceptant l'apparition de trop nombreux "Clones".290 000 exemplaires du dernier album des Daft Punk ont été mis en bacs. Une folie quand on sait qu'actuellement, le n°1 des ventes atteint très rarement les 100 000 ventes la semaine de sa sortie. La techno a été le dernier mirage de l'industrie du disque, qui a cru qu'elle pourrait maitriser, dompter, à coup de couvertures de magasines, de budgets marketing un style musical peu couteux à produire. En oubliant que le genre est par essence viral, numérique. Et rebelle comme ce slogan qui est aussi le nom d'un fameux label de Détroit : "Underground Resistance".
Vidal

Ex abrupto (Hirsute 1 - Le 04/06/2006)

J'en-langue la passante et courte couteau zinnng bruyant dans le vent et la lame luie à la lumière du ciel voilé
Le flop du fer qui s'enfonce dans la viande de la femelle surprise fait flamber mes pensées
Le crissement des pneus les nanas livides les neuneus nombreux nanifiant la flaque de sang bavée
Par le bide et la gorge de la gonzesse Gabrielle sans cesse gagnante gouachant mon âme noire défoncée
Maintenant momifiée dépliée sur le trottoir merdeux ses organes massicotés
Entourée par ces connards jouant un mimodrame sur le thème "Je suis catastrophé"
J'essaie de faire l'innocent je semble pourtant repéré
et vainement je commence à courir pour ne pas subir la charge carcérale et être mal jugé
Mais plaqué au sol je me débats comme un ornithorynque orné de tord tordu sur une roche polylobée
Gabrielle maintenant victime au sol souhaitait encore me sodomiser sciemment devant ces salopes déchainées
Recouvrant mon corps de ses bouzes et de sa pisse "Tu vas te crevasser de honte enfoiré!"
Je l'ai plantée avec amour. Cette dégénérée.

Andy Verol

Restitution des promenades au bord du lac (Hirsute 1 - Le 02/06/2006)

Enfin le mois de juin mec où je vais te sautiller sur la gueule sans fin. Voilà mon véritable printemps avec la salive épaisse au bord des lèvres et la gorge sèche. Les jambes puissantes à s'en faire péter les chevilles. L'escadrille des danseurs bidons se bidonnent en bedonnant devant moi. Là! A 20 où 100 ens, ils ne gémiront jamais assez fort! J'suis l'entorse, les chevilles avec les béquilles autour, les poings en l'air, le "bang my head!!!" et le métronome à fond, faux culs.
Dans le genre joyeux c'est moi et moi le chanceux celui qui aime indécement à en cracher à la gueule de tous à leur dire "MOI J'l'AI Mérité!" . Maltraité les envieux, comme à mon hab nabab d'mon monde sans vous cons! SSSsssh! L'oeil du génie et l'cerveau en vrac dément c'est moi mais arrête de m'chier dans les pieds et tenter de danser aussi vite que moi et recommencer sans fin à envenimer ma tronche quoi ça t'plait pas ma tronche c'est pas trop fort comme musique le rock'n roll pour toi? parce que pour moi c'est lent et je sautille sautille encore au mois d'juin sur les geules des festivaliers des p'tits enculs bleu blanc rouge jouissant dans leurs chambres ringardes et leurs chasses à cour débiles. C'est quoi.
Mon métronome. S'emballe. Vite. Au bord de mon lac au printemps c'est l'mois d'juin pour moi et se sert la main de toutes les couleurs toutes les peaux épaisses fines douces et rêches et les sourires et les moments à faire semblant de ce bastonner. Nos printemps à nous ici melting-pot contre meeting-chiottes et r'garder de nouveaux toutes nos langues universellement roses se mélanger AMours! Juin.
Au bord de mon lac lent.

Andy Verol

Il commence par être libre et énervé et ... (Hirsute 1 - Le 02/06/2006)

... il finit par être libre et énervé! J'te rappelle que pour lui c'est maintenant le printemps et que personne ne printonne aussi bien que lui. Que les fleurs poussent à son approche. Les chars explosent et déchiquètent les p'tits bâtards d'militaires qui les manipulaient...

Andy Verol

Les Nationaux-Philosophes (Hirsute 1 - Le 03/06/2006)

Regarde les gros costauds là qui tortillent du cul devant tout le monde, dans leur trou de bouseux qui chient leurs idées et leur grossièreté, leur vulgarité, leur drapeau bleu blanc sang et sourient ironiquement à l'Humanité. "On va te péter la gueule Humanité! On va te mettre la pâté. On va te "torticollier", te noyer dans la haine de notre chef, oh oui notre chef! Oh oui nous aimons les chefs nous sommes des pauvres cons incapables d'autonomie d'indépendance de force d'esprit! Oh oui putain chef oui encule moi fort! Oh oui..."

Ils avalent leurs bières et leurs pastis en rotant à la face des gosses, des femmes, de leurs congénères. Ils rêvent de meurtre d'Etat, d'assassinat collectif, d'actions pénales diluviennes à l'encontre de ceux qu'ils considèrent ennemis: bougnoules, nègres, rouges, gauchistes en général, droitistes parlementaires, pédés, juifs, gitans, tziganes, ... Ils sont les glaviots du monde et lentement, je sors ma queue et pisse abondamment sur leurs têtes de blanc-becs consanguins.

Andy Verol
Suite des débats là:
http://www.le-mort-qui-trompe.fr/article111

Dans la rue piétonne... (Hirsute 1 - Le 03/06/2006)

... j'ai croisé un mec qui s'allongeait sur le sol comme je me couche sur mon canapé, devant la télé. A la poissonerie, la grosse dame au tablier gris m'a regardé méchamment. Au tabac, je suis resté comme un con devant ce mec qui grattait son morpion. Au volant de la voiture, je suis resté garé devant une entreprise fermée. Tous les salariés ont été virés un mois plus tôt. Au festival, les jeunes déguisés en personnes de gauche affirment que le matérialisme c'est de la merde, en "rédigeant" des sms sur leurs portables.
En prenant l'ascenseur, j'ai regardé le plafond, en me grattant les couilles. En entrant dans ma cuisine HLM de mon appartement de centre-ville, j'ai pensé au pot de Nutella planqué derrière les boîtes de germe de soja. En m'allongeant sur le canapé, j'ai cessé de penser au mec se couchant sur le sol, et je me suis révolté contre ces chiens qu'on abandonne au bord de la route, l'été, dit-on dans 30 millions d'amis.

Andy Verol

On a picolé vachement bien (Hirsute - Le 03/06/2006)

Sous le canapé, j'ai cherché les crottes de nez. Séchées. Et l'homme ou la femme qui passe ici ne dit rien, c'est bien sûr qu'il/elle consent à ma littérature. Littéralement.

Andy Verol

La route est conne (Hirsute 1 - Le 03/06/2006)

La route est conne. A traverser la France en long, en large et en traviole, les cicatrices que l'on appelle rides qui sillonnent mon visage, se sont creusées rapidement. Nous avons quitté Beauvais, il y a 3 semaines et nous ne parlons presque pas.
Nous dormons parfois dans des Motels, mais très souvent, Mimou s'installe à l'arrière de la voiture, et moi je me recroqueville au-dessus du levier de vitesse/sodome/Dans/mes/rêves. C'est délicieux maintenant de croiser le russe et sa grosse bite prête à m'enculer. Le cow-boy chevauché par un ch'val.

Steady Bicycle of France
Histoire des derniers cow-boys français
Andy Verol

La sécheresse mondiale (Hirsute 1 - Le 04/06/2006)

La gueule enfarinée, on s'réveille comme des cons dans un monde violent purrulent fait de char broyeur de corps et des charniers jonchent sols et télés écrasées décorent les plages avant congés payés. On rampe pour trouver la bouffe, on se chiale dessus comme des gosses on regarde les gosses crever la dalle. On est dans l'autre monde, l'enfin-réel. Le douleur-imprévisible. L'hors-coeur et le cul pété force par la haine virile. Non? Nan!

Andy Verol

L'appartenance au monde est un mode de vie à reconsidérer non? Nan! Banale histoire. Se méfier des douaniers? (Hirsute 1 - Le 04/06/2006)

Bip^. Acte. Gène. Non? Nan! à la frontière on contrôle à l'uniforme l'uni la forme de notre union on se sert dans le coffre des bagnoles même si c'est familial on tape dedans je prend les culottes de la fille ados et de la mère grosse vache et je dis au collègue "rien à signaler" et ensuite je vais me planquer dans les chiottes du pré-fab de la douane et je me vide en pensant à ce que j'ai vu le barrage la gueule foudroyée de trouille du chauffeur un type moustache yeux bleus et au sourire jaune et à côté de lui sa grosse vache de femme version bimbo obèse habillée à l'arrache putain j'me la f'rais bien et ma main en l'air à la hitler j'demande à ce qu'on s'arrête je dis au collègue de s'occuper des papiers et moi je vais dans le coffre "comme d'bab" yen a qui râlent qui veulent voir la fouille alors je leur sors un vieil article de loi bidon pour sign ifier mon droit le plus républicain de contrôler seul le tout. Mais simplement il y un gamin qui joue à la Game Boy à l'arrière et une girl de l'âge de mon ainée 16 ans au plus comme dans les Valseuses - C'est de là que je tire ma cul-ture sex-uelle - et j'évalue son potentiel de petite salope fringues sexy ou pas poitrine développée maquillage pas forcément parfait et bouche à pipe qu'elles ont souvent c'est mon âge et la pensée de mon âge qui fait ça et ensuite j'entreprned la fouille valises et tout le toutim et je me sers en suant parce que je suis ému de désir d'envie c'est plus fort que moi - souvent je m'en veux et j'ai peur d'être pris et du blame - et lorsque la voiture repart je malaxe le tissu tassé dans mes poches de treilli. Mon métier, c'est avant tout le plaisir de l'abus de pouvoir. Voila pourQUOI j'ai passé ce concours. Hummm! SSsssh!
Andy Verol

Le grésillement tenu du HardCore (Hirsute 1 - Le 04/06/2006)

Une liberté totale d'écriture. Sans limite. Sans calcul. Sans penser aux lecteurs. Logique ici:
"Pour renouveller la base, il a fallu enlacer des sons et évincer les crissements inutiles d'une mélodie post-pop. On
a
bossé sur la puissance de l'agression sonore avec un mélange affiché de violence HardCore Jusquauboutiste à la limite de la salive-écume pour désarçonner le quidam tentant vainement de capter/comprendre la démarche assassine de nos créations.
Nous avons bénéficié de subventions publiques en baratinant le service culture puis
nous avons installé notre
matériel dans le parc
un matériel/summum méticuleusement acheté pour ses qualités
une véritable soufflerie
et le jour venu nous ne tremblions pas de ce que nous allions faire
la foule s'agglutinait devant la scène et certains visages affichaient l'étonnement à la vue de nos accoutrement désolant
et dévoilèrent une effroyable trouille lorsqu'on lâcha un son insensé bourré d'une violence similaire à un bombardement.
Police en rut nous a embarqué au bout de la fin de la stupeur. Et défoncé notre matériel. L'envolée HardCore encore une fois interdite."
Andy Verol

On "l'hache" les chiens! (Hirsute 1 - Le 05/06/2006)

A coups de hanches, hache le partenaire le danseur bidon
le dragueur qui court bien derrière les tortilleuses.
On a changé le papier-peint de la chambre. On a mis du bleu parce que ce sera un garçon. On a vu sa zigoune à l'écho et on voyait son coeur qui battait. Enfin moi j'ai rien vu, vu qu'on était à l'hosto public et que leur matériel est merdique. Alors maintenant on se sent responsables? Bof. On réalise pas. On a bien conscience que c'est une responsabilité, mais quand on voit tous ces trous du cul avec leurs gosses, on se dit qu'après-tout, on peut faire ce qu'on veut.
En fait elle est tombée enceinte parce qu'elle avait oublié sa pillule. Mais si je l'aime! Mais bon c'est un peu rapide. On s'est rencontré au Studio Club à Cergy et elle était trop belle assise à, sur le fauteuil léopard, avec ses jambes croisées.
On a dansé et je l'ai emballée. Et maintenant elle est enceinte. Mais ça m'empêchera pas d'aller à mes réunions de tuning et de picoler avec les potos du foot le dimanche aprème.
Surtout qu'elle, elle bosse pas depuis qu'elle est enceinte. C'est normal oui, mais bon moi j'me lève à 6 heures pour aller bosser. Alors le soir je suis creuvé. J'ai besoin de décompresser. Alors que pour elle, c'est cool, elle ne fait rien de la journée. Enfin si, mais bon c'est cool de rester à la maison.
C'est vrai qu'on s'engueule de plus en plus. Mais on s'aime! Seulement c'est pas facile tous les jours.
On s'est mariés vite fait il y a un mois. Et moi je veux rester libre quand même. Même si je l'aime.
Oui je regarde des filles dans la rue ou en boite, mais y a pas de mal. Mais c'est vrai que je l'aime. Alors bon. Bien sûr je vais en boîte! C'est pas parce qu'on va avoir un gosse qu'il faut arrêter de vivre!
Lâché de chien au Studio Club. Un rendez-vous pour la vie.
Andy Verol

La d&finition la dé-finition finition les dés attend la définition? (Hirsute 1 - Le 06/06/2006)

En quelques infinis mots, définir ce qu'est l'artiste l'écrivain celui qui est propre et sans limite le pas le pue-les-pieds de l'artiste le peintre merdique de grandes écoles d'Art de daube. L'artiste, ce lui qui marche dans la rue au ralentis qui rit et trébuche la tête dans son café celui qui perd l'avenir pour le rendre/beurk au présent. L'artiste, le summum aussi c'est l'écrivain qui fait du bruit qui gueule qui s'assoit au fond dans le bus et parle avec les petites meufs assises plus loin devant. L'écrivain qui regarde les rues passés en se disant que ces sièges anti-couteaux et anti-grafittis font mal au cul.
Le bonhomme soulève sa bidoche et regarde ce monde moche décoche un pain dans le pif du premier venu et dit que le stylo ça chie du sang en éclats comme le chocolat. L'écrivain c'est l'autre là qui te fait chier avec sa culture de merde ses fictions ses bio ses auto bio ses livres anti-libres anti-bio, sa bisexualité patente, ses pas peinibles vers la perfection et ses nausées enfilées à répétition lâchées en public ou en intime. Minime l'écrivain, cet artiste-là qui n'en gagnera jamais un rond d'avoir voulu rester libre. Calibre. La balle entre les yeux. La résistance de l'artiste, surtout de l'écrivain abattu le premier par le miel de la tyrannie. La mort pour seule victoire. L'écrivain. Le passant. L'anonyme sans patronyme anime la dépression commune par ses mots qui fâchent. Les ignorants et les lâches lynchent ce con merdique qui file des coliques à ceux qui dégueulent la pensée.
La Mort au bout. Rien d'autre au bout, pour l'écrivain poète. Soit.

Andy Verol

"Ne me libérez pas: je m'en charge" (Hirsute 1 - Le 06/06/2006)

Ce titre est tiré d'un livre qui s'appelle "Paroles de détenus". Elle a été écrite par Ali qui se trouvait (et se trouve peut-être encore à la prison de la santé). Une phrase symptômatique, marquante, incroyablement lumineuse et ombrageuse à la fois. Un cri. Une vérité. Une mise en accusation de la société toute entière.
Je bosse sur le prochain texte de l'atelier de pensées et d'écriture de l'éditeur Le-Mort-Qui-Trompe. Tous les 15 jours, j'y tiendrai désormais une chronique sur le pouvoir. Après l'article sur la raison de mon abstention pour 2007, j'engagerai la voie pour la suppression totale du milieu carcéral en France et partout ailleurs dans le monde.
Pour cela, je ne ferai évidemment pas l'apologie du crime, du meurtre, du larcin, etc. Non, je ne ferai pas ça comme je ne donnerai aucune circonstance atténuante aux pontes de la politique sécuritaire rédigée par la gauche et la droite depuis près d'un siècle.
L'outil central pour maintenir l'Etat et ses possesseurs (en cas de révolution, d'autres en deviendraient les nouveaux possesseurs et succomberaient inexorablement au même vice), c'est une police et une justice régentées par la loi, écrite par les propriétaires du pouvoir. Tous les régimes ayant conduit l'histoire du monde ont mis le pouvoir au centre de leur moteur idéologique. Et ils ont constitué des camps de concentration, des prisons, des salles de tortures, des zones protégées pour broyer les existences de ceux qui ont refusé de se plier à leur morale, à leur pouvoir, à leur perception du monde.
Aux Etats-Unis, les prisons sont très largement remplies de noirs. Pourquoi?
En France, les détenus sont de plus en plus nombreux à être d'origine africaine. Pourquoi?
La prison est un espace de crime, de meurtre, de violence étatique et sociétale. La prison est l'endroit où l'on exécute physiquement ou/et moralement/psychiquement ceux que l'on considère comme dangereux, détraqués, opposés, récalcitrants, désobéissants, etc. La morale bourgeoise et populiste (degauche comme de droite) nous dit que nombre de prisonniers sont des dangers féroces pour la société. Pourtant, un type qui a massacré sa famille n'est en aucun cas un danger pour la société. Il est un danger pour sa famille, pour lui-même, pour l'humain...
La prison est l'anti-chambre de la mort pour des dizaines de milliers de personnes en France. La prison n'est pas un mal nécessaire. C'est une erreur et une arme.
Bref. Je développerai ça la semaine prochaine dans le nouvel article sur le Pouvoir.

Andy Verol

L'homme glisse en moi (Hirsute 1 - Le 06/06/2006)

Je laisse mes doigts glisser le long de lui et j'en transpire de désir. Sa puissance est l'envie. Et son sourire blanc vif éventre ma dureté. Je suis une femme libre avec lui. Mais à lui.


Andy Verol

Le blanc est anecdotique/ Le football est-il blonde? (Hirsute 1 - Le 06/06/2006)

On se cure les dents avec de la bière épaisse et on mate du foot vautrés dans le canapé éventré du salon.
Les meufs papotent dans la cuisine et absordent des thés sucrés en se félicitant sur on ne sait quoi encore. C'est la vie. On est bien. Pchuit! Une nouvelle bière. L'estomac bien rond. Des pulls à motifs sur les épaules on gueule en postillonnant quand un but est marqué. On est bien. C'est notre poésie. C'est LA poésie. On chante en forme. On déforme les propos de nos femmes. On oublie nos gosses. Et on gueule encore, on boit. On aime le sport.
Parait qu'on est racistes, mais nous , on se dit seulement chauvins, en tout cas fiers de nos couleurs et de notre Nation. La bière dégouline fort. Transperce les coussins du canapé. L'hymne nous brise les couilles mais on l'apprécie. Et puis le match commence et on entre en poésie. Ouais. La poésie. La vraie. Celle du ballon rond.
Beurrrp!

Andy Verol

Le retour de la barbe à la mode (Hirsute 1 - 06/06/2006)

Le sifflet ok! Jouer au hockey ok? OK!? Avec ces barbes là c'est bizarre c'est anormal! Je les vois tous. Petit monde d'intellos de merde. Et les mecs qui font du OK! A tout le monde. ils sont d'accord avec tout le monde. Je me souviens. Attend. J'ai perdu l'électricipé. La moquette posée ici bien rose/ridicule posée là rose/ridicule posée par un type en bleu de travail qui a commencé par sonner à la porte et qui est entré avec le rouleau et a fait la pose. Ok?!
Putain lâche moi!!!!! tu me lâche!!!! moi j'vais pas au cinoche avec toi lâche moi ! bordel! Ok!? Lâche moi. J'suis pas une pauvre mouette qui attend d'choper les poiscaille sur le pont d'ton raffiot. Merde! Ok?! Ta gueule!!! J'saute à l'eau. Lent. Livre. Libre. Et. Enervé.

Andy Verol

Les phrases fracassées (Hirsute 1 - Le 07/06/2006)

"T'as tué mon père pour du fric connard non?" La phrase reste coincée dans ma bouche. Ma bouche est pleine de ces phrases guerrières violentes, cette envie puissante de gueuler sur Mimou. Mimou la plante de ses pieds jaunes, merde c'est dégueulasse. Je suis son chien. Son esclave. Je sens bien que je suis sa chose. Il
me fait récurer le sol de sa chambre et m'ordonne de nettoyer les chiottes. "Il est où ton putain de Far West sale fils de pute!" La phrase vient rejoindre les autres pour obstruer un peu plus ma bouche. Entre langue et palais. La gorge séchée par la prononciation interne. "Oui Mimou j'vais faire la vaisselle. " Sa femme me caresse le cul discrétos/gratos et me fait frissonner d'la bite. "j'vais te sucer ce soir sale blanc." J'exulte. Les herbes macérées ont lessivé mon estomac et mes intestins. Je
cours aux chiottes, bordel quel chiasse! C'est de l'eau verte ma merde. C'est un torrent puis un goutte à goutte. Puis un rouleau entier pour m'essuyer le cul pendant que les douleurs ignobles continuent à tordre mon bide. J'en bave. J'en râle. "Sors de là Cow-Boy, faut qu'je pisse pouilleux." Je tourne verrou et me "décharge" la tronche pour reprendre l'apparence du type qui ne souffre pas. "C'est bon vas-y." C'est reparti. Je descend à la cave. Cette maison vieille a la peinture qui s'effrite et les murs qui scuintent l'humidité.
Ils ont entassé des sacs de pommes de terre, de patates douces, de haricots séchés et du riz. Et
culbuté violemment sur le monticule de navets violets par madame la pute de Mimou. "Sale blanc! Montre moi ta bite de blanc! Allez t'es à moi! Fais c'que j'te dis où j'raconte à Mimou que tu m'fais du gringue salopard."
Je sors mon sexe déjà ferme. "Ah ouais putain!" Ma tête mascule en arrière, la nuque en sueur. Je laisse accomplir la pipe royal en oubliant les douleurs dans le ventre et les navets dans le cul. J'en "fou-ris"! "Oh putain d'bordel de merde d'enculés d'maitres!" La phrase sors cette fois fort, trop fort au point qu'elle se lève à "l'arrache" pour s'essuyer la bouche et de me ranger ma queue/La/Coincer/Dans/La/Braguette dans la précipitation. Mimou
Ssssh... Mimou posté là devant nous. "Alors tu baisais ma femme enculé?"
Je jaunis je crois. Je pense que je vais mourir et ma vie commence à défiler comme ça, devant mes yeux. Ma naissance, ma gueule qui sort du vagin ensanglanté et gluant, l'infirmière qui m'essuie après avoir coupé l'cordon.
Mimou rit très fort! Putain j'ai mal à la bite et les douleurs ignobles du ventre ressurgissent au centuple. Mon anus coule dans mon froc. Elle lui dit: "T'es trop tré! Ton pote, c'est qu'un sale débris dégueulasse. Même s'il était propre, il ferait pas mouiller une none."
Elle refait sa queue de cheval et remonte là-haut et me laisse avec Mimou. "Tant que tu es là, il faudra remettre de l'odre ici mon coco. Regarde le tas de navets est répandu. Faut y remettre de l'ordre. Hein mon coco? Ensuite tu remontes et tu bois mon thé magique."
C'est un peu comme si j'étais dans un cachot. J'ai de moins en moins d'hallucinations, tout du moins dois-je absorber bien plus d'herbes qu'avant pour me sentir bien.

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Histoire des derniers cow-boys français
Andy Verol

Le cri d'une alarme (Hirsute 1 - Le 07/06/2006)

Une ambiance assez cool. Le cri d'une alarme. Dans l'ombre répandue par l'immeuble insalubre, il guette, les yeux rouges, les silhouettes qui passent.


Andy Verol

Du soleil chaud (Hirsute 1 - Le 08/06/2006)

Du soleil chaud, des croutes qui piquent, le nez infecté, tu tires sur tes poils de crâne, tu utilises ta jambe pour te gratter les aisselles, tu lappes l'écuelle de lait comme un Fenec...Fennec ? Feunec ? Feunecke ? Fénec ?Comme c'est long de creuser un trou dans l'immensité du désert, de chercher de l'eau là où il n'y a que de la sueur...
Désolé de faire c h. Pue la sueur politikeJ'arrête

Vidal

Et fouiller cette fente me fane (Hirsute 1 - Le 08/06/2006)

Je dégouline sans cesse et tout le temps. Et fouiller cette fente me fane. L'odeur des gens que l'on croise. Le croisement des gens que l'on sent. Le sang des sexes. Dans la salle d'attente du docteur je matte malgré la fièvre les faux sourires de la secrétaire gênée par mon ignoble tenue de clochard chiant. Narquois, je suis le malade qui se marre mate et "slipe" face aux ...
J'arrête.
On reprendra demain. Au frais matinal. Nul.


Andy Verol

Tu vas voir de quelle chaude j'me chauffe! (Hirsute 1 - Le 15/05/2006)

Gla-Gla-Gla tu t'les gèles pas libre dans ta piole. Ta tronche de pioche.
Ta pâle gueule de mec recroqU'villé. Ta voix vrillée.
Ta vie grillée pas trop choisie. Ta somme de sueur à chaque pas dans l'monde où on t'hostile. Tac.
Nan! Te réveille plus. Gicle loin ton pif en sang de coups putain. Toc. Tac. Sssssh. Suck it vecteur de victime indigne nan!

Andy Verol
(Exercice LangueLibre)

Il fait froid dans le monde" (rf BF) (Hirsute 1 - Le 16/05/2006)

il fait froid dans le monde" (rf BF)alors ce gros tas de merdefumante,qui s'offreon a envie de s'y plongerpeu résiste à cette sourcede chaleurqu'importe l'odeurle géle endorsles sensmême ton trou du cultu le sens plusen dessous de zéroon ne suce plusla languecolle à la coqueet vogue le navire........
Fole lol

On ne mange plus (Hirsute 1 - 16/05/2006)

Anticipation d'une censure probante. Pour maîtriser l'outil blog à plein, je m'arme moi de mots qui font chier tous ceux que je croise. Par exemple: ne pas être aimé est un principe acceptable pour avancer. Travailler uniquement extirpé des s'cousses des vies croisées.
Afin d'éviter l'aliénation. Pour cracher l'molard/colère, il me faut être concentré. Bien seul. Bien sûr que tuer en absorbant le monde entier. Ne pas tuer sans raison. Ne pas tuer sans sans sensation.
Réconciliation avec le néant. La mort est une preuve acceptable l'incongruité de l'Humain. La survie est une connerie. L'important est le mur dressé devant et s'y jeter à fond. Paf! En attendant. Tourner en rond. Ne pas regarder l'homme qui rôde. Cracher dans la gueule de tout homme approchant. Cracher l'dégoût.
Marcher avec ce joli costard dans les couloir d'une grande boîte à tune/max/de/réussite.
L'underground. C'est parler de meurtre. Parler d'adorer les cadavres qui jonchent trottoirs. La mort. Les cartons. Les clochards/zombies qui se lèvent et butent BU-TENT BU-TENT dans l'BUT de balancer tout l'trou noir du cul du monde.
Etre pointilleux. Travailler avec précision en utilisant un minimum de mots pour toucher juste/cibles. Ne donner aucun sens. Décortiquer le récit. BU-TER les règles. Etre haï purement par le lecteur qui passe. Sang gicle à sa gueule lui.
Décomposition. Quatre pattes par terre les doigts dans l'eau/surface/Pluie/A/verse. Casse les côtes à coups de pieds. Pas le choix. frapper un plus faible que soi pour plus d'efficacité. Vider ses nerfs sur les sieurs en sueurs qui s'prétendent lecteurs. Coupe les ponts avec les juteux littéraires.
BU-ter. BA-TIR sa mort. Mille. J'achève Hirsute. Passe à autre chose. BU-TER à mort. Sangs mêlés vivants. Les autres crevent.

Andy Verol

Les vieux faudrait les tuer à la naissance (Hirsute 1 - Le 16/05/2006)

Mardi matin, 7h40, dans le speed d'arriver à l'heure au boulot tu peux passer dans tous les bar-tabac-loterie nationale du monde entier acheter ton paquet de clopes de survie pour la journée, t'en as toujours au moins un devant toi qui fait son loto de la semaine, achète 2 banco, 1 millionnaire, 5 astro, 3 gauloises normales pour lui, 2 légères pour son bigoudi de femme, le programme télé, le Progrès de Lyon, le bouquin de soduku toujours pour son bigoudi de femme, demande les résultats du dernier match de L1, commente le résultat, te regarde et souris, tu trépignes, regarde les grands titres du Progrès de Lyon "Une dernière victime dans l'explosion à Villeurbanne", commente l'article, extrapole avec le buraliste, tu trépignes, "qui sont les auteurs ? Les terrorsites islamistes ? Vous pensez que ça peut être eux ?", te regarde interrogatif, tu trépignes et ne répond pas, va sur la rubrique nécro "merde.. j'en reviens pas, machin est mort, vous savez de quoi ?" un buraliste et le vieux devant toi, derrière déjà 5 ou 6 actifs, qui trépignent, regarde le comptoir et tombe sur Closer, "ha ben finalement je vais prendre ça à la place du programme télé" toujours pour son bigoudi de femme, "je vous dois combien ? bruit de tiroir caisse, les chiffres s'alignent, l'état s'enrichie de taxes directes, sort son porte monnaie, pas assez de monnaie, poche arrière-gauche du velours côtelé, le chéquier, "vous avez un stylo ?" remplissage du chéquier au Bic du bar-tabac-loterie nationale, le montant en chiffre, douze fautes, signature en bas à droite, tu trépignes, découpage du chèque de son talon, le chèque tombe sur le comptoir, "au'rvoir m'ssieurs dames, bonne journée"Tu sursautes vers le comptoir, un billet de 5 € déjà posé dessus "Un marlboro light s'il vous plait"7h48


Lucie Ferraille

Un bon pète de Gainsb! Pas Peur l'ami on va tous en Asie Mineure (Hirsute 1 - Le 16/05/2006)

Les avions violent la piste. La piste au milieu des étendues herbeuses où l'on va aller gambader comme des p'tits cochons sauvages rieurs, touts petits, hirsutes, rigolos et égorgés plus vieux, oh trop tard, dans un quelconque hangar. Takatakata! Cool tes hanches Vidalou! Sexyyyy! Bien P'tit Artouro j'aime bien tes orteils dans tes sandales d'instit. Nonnn un peu d'pudeur Fredo. Cache moins ce gros téton marron que je ne saurais téter. Ahlala poussez vous, Verge fait trembler le sol... Ben mon salaud d'Verol tou bandee nan? Non. Et la nouvelle venue Ferraille qui offre les p'tits fours sucrés à tout l'monde, même à Fol lol qui sourit enfin.


Andy Verol

Pantin derrière la vitrine (Hirsute1 - Le 16/05/2006)

"Pantin derrière la vitrine,
Attends la fin de la journée.
Pantin derrière la vitrine,
Caches bien ses yeux mouillés.
Pantin derrière la vitrine,
Qui souris sans y croire.
Pantin derrière la vitrine,
Ca fait pitié de te voir.
Pantin derrière la vitrine,
Attends que passe la journée.
Pantin derrière la vitrine,
Une seule envie de crier.
Pantin derrière la vitrine,Ouf !
C'est ta pause d'un quart d'heure
Pantin derrière la vitrine,
Ca y est, t'as passé tes 8 heures.
Pantin derrière la vitrine,
Et voilà c'est déjà le soir.
Pantin derrière la vitrine,
Enfin libre mais il fait noir.
Sourire devant la vitrine,
Un plateau devant TF1.
Sourire devant la vitrine,
Pourtant tu penses à demain."

Arturo B

Lalalalala (Hirsute 1 - Le 16/05/2006)

Putain! Y'm'fouette l'cul alors que j'le connais même pas. C'est chaud ça hein?
Andy Verol

La belle ambiance de mort (Hirsute 1 - Le 17/05/2006)

Les types m'ont dit dans la rue, juste en bas, que les nazis nazes avaient pris le pouvoir. Alors moi j'ai ri. J'ai haussé les épaules et je suis allé me gratter les couilles ailleurs. Ben quoi? C'est pas bien? Je m'en gratte l'infarctus.
Et ça sentait l'eucalyptus et le salsifi cramé comme chez mémé. Et il y avait de la poussière et de la musique raggea à gogo. Et je comprenais pourquoi certaines personnes ne pleuraient pas leurs amis lorsqu'ils étaient fauchés par la haine. Toutoum!
Bien décomposé le voyage et la fuite au loin et les phrases pleines de "et" et de "je" et de juteux mots de colère et de désespoir. Couche toi la... Couche toi voila la oui tranquillement.

Andy Verol

L'avant-dernier homme (Hirsute 1 - le 17/05/2006)

Sur le blog de Virginie Luc, témoignage d'un pas-encore-déjà-mort."L'avant-dernier hommeC'est le côté gauche de la tête qui lui fait mal. Les mandibules. L'oreille aussi. Je l'attendais avec impatiente, un peu d'appréhension aussi. Il suit un traitement chimiothérapique. "Cà ira mieux avec le mois de mai". Il sourit, ses petits yeux s'animent derrière ses lunettes à larges carreaux. Il s'installe à "sa" table du Select, au fond à droite de la salle. "Vous trouvez ma pensée pessimiste ?" il me demande en guise d'introduction. Sa voix tendre, douce et grave. Il rentre d'un voyage en Azerbaijan, à Bakou, il parle de "la fin de l'histoire que nous avons peut-être simplement dépassé ", de notre époque festive à tout prix et de "l'insupportabilité de l'excès de bonheur", de la quête impossible de l'autre dans "la terrifiante solitude et l'exil du dialogue", de "ces optimistes volontaristes désespérants et désespérés", de la nécessité d'édifier "une nouvelle anthropologie qui s'appliquerait à révéler le noyau irréductible des hommes", seule chance de survie dans "l'homostase ambiant"...Une pensée qui n'a rien d'optimiste, mais qui n'est pourtant pas que pessimiste. Où êtes-vous alors Monsieur Baudrillard ? Il dit : "Je suis dans l'avant-dernier, avant que les choses n'arrivent mais dans l’instant où elles peuvent encore arriver. Je suis dans cette seconde de lumière qui va précéder la comète. Dans l'instant paroxystique : la seconde, le moment d'avant". Silence comblé."

Dépourvu (Hirsute 1 - 17/05/2006)

Dépourvu de « pourvu que » la route parcourue n’est ni une rue ni un chemin. C’est le boulevard bordé d’arbres de boutiques de bancs et de passants qu’il emprunte à 150 km/h pour y mourir et y faire mourir des gens. Les viser, froisser la taule de sa carrosserie de sa bagnole volée et doigté l’ordre public à pleine bourre, totale biture et devenir le diable. Voilà il est le diable encastré dans le mur dur de la façade principale d’une ambassade.


Andy Verol

La star, créature glorieuse se pavanant devant cette douce fan béate et rieuse

La star, créature glorieuse se pavanant devant cette douce fan béate et rieuse, c'est pas beau ça ? Mais quelle union de style ! Leur harmonie est futile et brillante, celle de leur âme et celle de leur corps.Elle oeuvrant dans l'insouciance, comme elle est fragile et dépourvue de patience ! Elle souhaiterait voir apparaître ses rides avant même d'être mure, lui déjà mort depuis sa première montée sur scène, mort dans l'âme. Mais elle aime donner la jouvence qui nourrit l'armure de la star, elle demeure découverte devant l'oeuvre maligne qu'il est lui, la star finie.Il cueillait les fruits de sa fashion-starisation, aujourd'hui les fruits le pourrissent, il n'y a plus de sunlight sur la scène, il a décidé que ce serait ainsi que s'endêve le mal de son corps, fini le vaisseau des beaux jours mené par l'innocence de la fan, aujourd'hui il sonde le gouffre abîme, il est ok, que le Mal l'abîme.Ainsi soit.

Lucie Ferraille
Les tentatives désespérées pour sortir de la célébrité

9/15/2006

Un hommage à nos sublimes CRS (par là oui dans le Val d'Oise, aux assises...)

En 85/90% je te promet la découverte de la haine

Léchant. Les mots léchants. Par exemple les morts marchands sur l'marché au LIban! Oh oui! La branlette au d'ssus des cadavres! La branlette au d'ssus des cadavres. Le 85/90% que le deuil. Dis-moi? Tu as donné tes dondons déments qui courent entrecuisses?
Arrête Verol! L'appareil photo qui sert uniquement à photographier l'anus... J'y pense souvent, à cette invention, lorsque je traine dans les rayons livres du magasin d'art/produit. Enduis-moi mollement. Moi j'adore.

Andy Verol

C'était l'avant/j'étais...

C'était l'avant/j'étais plus belle et plus douce. Dans l'amour et le sourire. Dans ta vulve épaisse ouverte au vent. Le placard.
C'était l'avant/j'étais la maître en les chiottes, le "fréquenteur" des salons de trucs /en/Art
C'était l'avant/j'étais les tours sur ma queue, tombée, le bulbe qu'est mon ventre qui s'étale collant et extensible/Malabar.
Le bleu. Le blanc. La glisse. Le nanard de la sexy/création et l'offre en boutique pour sa jule en fourrure. L'hiver. La neige. La peau des lapins. Et la tentative de ski de fond. Le char...
...se déverse sur la merde de mes pensées.

Andy Verol

On les enquille les silences du mois

Lâchez les chiens. Mais j'ai pas dit taisez les bleus. La chance sue. lascive sinistrose les clashs des grillons. Il n'est pas temps. C'est la question du temps. Du sens. L'épine du pin pique le cul du chat qui passe. Et le cri sursaute l'oeil du visage tremblant du mec. La table ensuite. Pas tourner table. Même la nuit. Le bleu s'installe. Vers l'extérieur. C'est le jour qui se lève. Stop. Inspiration....lente... Stop. Recommence. Lâchez les chiens. Pas suer les sons. Pas symboliser les sincères par des sons filmiques.
Le livre enfin inaccessible. C'est fini le sens. On arrête le sens. La table basse carrée. Et les tabourets jolis jettent des portes sols sur le parquet abîmé. Il faut.
Alors il faut chercher ne pas gratter avec les griffes. Chercher une fleur. Ecraser la fleur. Imposer le rythme de la fleur que l'on écrase. Un univers. C'est un univers de peinture avec ... Avec seulement les mots. Les mots comme peinture. Pas le sens. Pas le temps. Le tableau. Le lien. Les arrondis. Les cassures. Le rythme. C'est pas fini. Achever de planter les griffes de chat dans le rideau. Le coeur des lambeaux.Les lymbes. Les pots, les landeaux des gens qui roulent. Les rangs décroisés. Le passage étroit entre les épines et la table, entre l'angle et le vif. Le stop. Le cesser. Le cesser peinture. Le recommencer peinture avec les mots comme matière première. Les arrondis. Les fractures... Partout. Le départ du jour. L'arrivée de la vie. Le lit. Au bout du couloir, couloir succède au pine et an des glands des tics. Le temps. Du Sommeil. Le maintenant. L'arbre qui bouge sans vent. Les moucherons qui passent. Qui ne passent pas. Qui sont morts... La chose est dite, dite , dite, Fin ...

Le 20/12/2005
Andy Verol

Je "taggerai" plus les murs

J'ai rayé tes murs. Je les ai détruits. Je ne suis pas un salop. Je suis simplement ton pire ennemi.

Le 27/02/2006
Andy Verol

Une lumière terne frôlant le plafond haut du studio

Medhi s'est mis à rire. Et m'a regardé avec lucidité. Un peu. "Tu veux un café mon ami?" J'acquièce.
"Tu bandais comme un taureau. carrément collé à mon cul!" Il rit de bon coeur. Va aux toilettes. J'entend le bruit fort, le chaos provoqué par sa diarrhé. Puis la chasse. Puis la porte ouverte. Puis l'odeur forte de merde rampant dans le studio, mélée à celle du café qui coule. "Ne revois pas Julien. C'est fini. Tu vas mieux. Tu y passeras si vous recommencez vos conneries ensemble".
C'est un type bien. Il est mince. La peau un peu mate. Un caleçon très grand, très blanc, aux motifs ridicules. Il a peu de poils. Un peu en bas des jambes, sous les genoux. "Tu écris quoi en ce moment?" Il pose ma tasse sur le matelas. "J'écris un truc qui s'appelle Médicaments. C'est marrant. L'histoire des medocs qui courrent dans ma panse pour que je sois moins dingue. C'est dingue hein?".? Même les fous peuvent être cons.

J'attrape mon portable, ouvre le clapet et constate l'absence du monde sur mon bout de technologie. C'est cuit. Je suis foutu. "JE pourrai écrire avec toi?".
Il se retourne avant de partir, déjà habillé: "C'est trop tard pour faire les petits artistes fougueux."
Oui. Je suis tout simplement déjà trop tard.


Le 28/02/2006

Andy Verol

Hirsute, le site des multiples forces collectives de la nation

Plus de 250 lecteurs affamés bifurquent ici, sur le petit blog des malades du stylo, de l'âme...

11/03/2006
Andy Verol

Un duo la bouche un duo la bouche en rond la bouche en langue

Corps. Aussi la colonne. Se raidit. La violence. L'envie souvent. Pas parfois. L'envie souvent de venger les souffrants. La couleur des mots qui disent rose en haine en long en large en lingette/vies obscurs.La réduction en sauce de mes pensées. Le pansement plaqué de force sur le ferme bras de cette salope dans le métro. L'actu. L'écran/télé qui m'arrache les yeux. Je lis pas.
On ne lit pas quand on aime vraiment les gens. Par exemple. Le coeur ne sert à rien. Les gueulards généreux tuent ton coeur parce qu'ils veulent avoir la primauté du coeur. C'est ça.
C'est quoi ce texte à chier, expiègle crétin scribouillard de passage. La bibliothèque. Les oeuvres majeures. La colère et l'envie de ne plus discuter tellement avec
avec
avec avec les "ceux qui se perchèrent". L'envie de vomir. L'approche du RER chaque matin. La foule, la sueur. Le désir de travail. De rencontrer des gens dans un milieu professionnel. Avoir une vie amoureuse. Avoir les yeux tournés vers ceux qui en ont besoin. Payer un loyer. Payer mon nouveau papier-peint pour ma cuisine de mon nouvel appartement.
Mais l'odeur de mes pieds en fromage. La sweet dépression. L'impression de ne plus vraiment pouvoir assumer mes sorties hors l'appartement. Mes fringues cool. Mon crâne rasé. Mon drapeau français cousu sur l'épaule gauche de mon bombers. La franche camaraderie dans ma sweet banlieue pourrie/Cergy avec mes amis que l'on dit nazis. Simplement humains. Avec des principes. Des règles. Des traditions. Mais perdus. Obsolètes aux yeux même de certains militaires.
Perdus. L'envie de se retrouver. A Cergy. Nous aussi autour du feu, nous cultivons l'expérience de la banlieue: extrêmisme, violence, perdition... En quoi les nationaux de banlieue seraient-ils moins excusables que ceux qui font déguster aux "honnêtes gens" leur désapprobation... ceux de couleur.

Kevin, mon fils, avait mis son tee-shirt de foot aujourd'hui. L'équipe de France. Et au-dessus du 10, un nom: Blanc. Fier d'être blancs. Mon fils et moi. Ses sourires malgré mon chômage. Ma tête cabossée par les bastons. Mes textes violents écrits sans fautes.
Kévin dans le supermarché Leclerc qui me disait qu'il rêvait d'une belle blonde et de petits enfants dans le jardin d'une maison à lui.
Sur le balcon, j'ai regardé mon p'tit pote de fils de 13 ans, et j'me suis dit que j'avais de la chance de l'avoir mon Kévin. Ses beaux yeux. Son sale caractère. Et ses envies de bagarre à cause du manque de maman. "Juliette". Elle s'appelait Juliette. Une belle et jeune skin head , elle était en 1990. 17 ans à peine...
J'ai embrassé Kévin sur le front. A la caisse. La caissière noire nous a regardé de travers. Je lui ai lancé: "profite-en bien toi, ça durera pas."

Apologie du Nazisme
Pourquoi les blancs ne doivent pas entrer en dépression

Andy Verol

Le personnage dans l'image... Après l'texte...

Mon Führer va bientôt me libérer de cette société défaite... De mes quotidiens blancs sans revenus, sans amours, et sans espoirs... Sans fierté... Avec la honte... Avec ceux qui me disent, à moi et à mon kevin, que nous devons encore sacrifier, jusqu'au dernier centime de notre Histoire... Jusqu'au dernier centime de mes ASSEDIC pour ceux qui volent d'ailleurs...
Au fond, j'en veux jamais aux nègres et aux bougnoules, aux chinetoques... J'en veux à ceux qui me donnent des leçons de tolérance et qui piquent le fric de tout le monde.
Mon Führer lui, leur promettra la terreur... Et ne fera pas payer les cons costauds blancs pauvres... C'est comme ça. Avec Kevin, on a envie de jouer à la pétanque sur le balcon... ça va encore faire chier l'arabe d'au-dessus...
On rit la France... Ils nous ont abandonné. Parce qu'ils savent qu'on n'hésitera jamais à les tuer...
Apologie du Nazisme
Pourquoi les blancs ne doivent pas entrer en dépression
Andy Verol

9/14/2006

En juin, c'était encore la paix et ma fortune







Maintenant, c'est le feu d'artifice/fête/nationale/torticolli... Putain d'merde!

Le bleu de tes yeux est épais comme ma salive

On pense à ce sale fils de pute venu des pays de l'est qui rêve de nous imposer sa loi de merde! Voila. Sa loi. Sa merde. Les nationaux. Le cul de ce vigile nègre. La force, les muscle, mon tee-shirt excellent de l'équipe de France. J'en rêve. Makelele. Doux nègre à la peau douce et épaisse. Les cris dans la foule. Dans les tribunes. La Boulogne à Paris avec Kévin. "Vas te faire enculer Chimpanzé! Vas chier dans ton arbre!". La France est le grand sacre à bougnoules, elle est un ramassis d'accueil de tout ce que le monde fait de plus infect.
Je donne un coup de coude à Kévin qui me zyeute un peu amer. "Mais t'as quoi mon fiston?" Il dit que simplement c'est la fatigue, que le match est nul.
Il y a beaucoup d'humidité dans le ciel bas comme du chamallow gris. Grand. On se sourit encore mais je m'interroge. Et puis j'oublie. Ma main tendue. Mon bras nettement fier à la juin 40! La vie. On se sourit franchement.
Je ne réussis plus à détacher mes yeux de ce cul bombé de nègre. Putain!
Apologie du Nazisme. Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer dans la dépression
Andy Verol

Le flux, le néant, nan! C'est le flot, la tête de gland, c'est zéro!


La maladie de ceux qui veulent me vomir à la gueule.

Des mecs qui ont assailli le monde. Les cradouilles de gauche, les pestiférés de la lutte anti-chiasse. L'anti-chiasse. La pluie forte et les jeunes étudiants qui gueulent. L'in-succès. L'incapacité des moi/je à attend je sais pas plus je sais plus attend je sais pas j'aime attend j'aime le son de sa voix comme le joli la voix le joli avec l'orage qui crame et ma queue et ma lampe de chevet attend je fais ma voix qui rocaille un peu comme rod stewart c'est si fort. Attend -

Hirsute n'est pas mort. Moi oui. Je le suis. Promis. J'en ai plein le cul de mon sang grosse vague de ouf qui s'clash sur l'beignet d'mes idées... Oula.

Andy Verol

DANS LES VESTIAIRES 2 :

Ça a bien changé carrefour Pleyel. Voilà des années que je n'ai pas mis les pieds ici. Le parking a disparu, à la place trône une tour en verre du genre La Défense.A la sortie de la bouche du métro, je croise Hans, Hans ! Oui, c'est ça ! Du coup, je n'aurai pas à galèrer pour trouver la salle, je vais faire le chemin avec lui.Hans ? Sur le chemin je me demande s'il est allemand. Depuis la dernière fois il s'est fait couper les cheveux très court, en brosse. Peut-être est-il flic ! Ou alors il est homo ! En fait, je l'imagine bien s'être fait larguer par sa femme il y a quelques mois, il a du mal à encaisser, il déprime.Je le suis, on traverse le complexe industriel EDF, au loin on voit le périph'. Seul, je n'aurais jamais trouvé la salle. On descend des escaliers et nous y voilà. Il m'explique que c'est une salle du C.E. qui nous est gracieusement prêté... enfin je ne sais pas quoi ! Nous sommes les premiers, la salle est déserte.Hans se dirige directement vers une armoire métallique, il tend le bras pour tirer du dessus un cadre, le portrait de Ueshiba qu'il va poser religieusement sur un radiateur au centre du mur. Et là, je me dis que je n'aurais vraiment pas dû venir à ce cours.Dans le vestiaire, ni une ni deux il est déjà à poil, sa petite bite qui pendouille, toute riquiqui (je commence à comprendre sa femme) . Je le laisse aller dans une cabine prendre une douche.La suite ? Je n'ose pas vous la raconter...

Arturo B

En vrac

L'effroyable Pablo Bueno, les cuisses en l'air et le dos sur un matelas à eauça pue dans ta boite à pensées. C'est l'endroit le plus dégueulasse, le plus de gauche, le plus dégoulinant de belles idées sans suite. Sens bien là, la peau plissée de dessous mes couilles.
Andy Verol
La Hype aime Hirsute,

Quelques textes récents d'Hirsute 1/Mort le 12 juillet 2006

Si tu ne crois pas en dieu, ne crois surtout pas en toi !]__ 9/11_ 2001_ moi.

9 h_ tu te réveilles avec des bleus dans l’ame_ t’as passé ta nuit à accrocher des mots saliveux, sous tranxène, dans la pénombre de ta chambre, des sifflets violents dans la tronche comme un concert monophonique, orchestré pas l’atrocité de tes insomnies.Tu donnes tes yeux , en vain, aux pixels hypnotiques de ton écran_ amant, souffrant d’un mal impalpable, sans antidote autre que cet éveil de plus en plus insupportable, avec pour seule résidence ta langue de pute qui se noie dans le fleuve de tes grossièretés_ le barrage de l’oubli qui se fend, toujours un peu plus, jusqu'à ce que tu finisses hébété et seul à en crever !Putain de suceur !Mais que s’est il passé pour que tu soit réduit a cet état de pantin cénesthésique_ pour que tu figes tes phrases comme des momies syntaxiques, à toujours balancer tes merdiques rhétoriques de névrosé apathique_ et touts ces rimes insupportables en « Iques »Quand je te lis, j’ai la désagréable impression que le monde est arrivé a son point de basculement intellectuel, comme si l’appropriation du temps ne pouvait plus s’opérer que par le nihilisme lettré.L’écriture aura mis 17 000 ans pour mourir sous mes yeux.Le 20 siècle et sa force_ décadence littéraire.Les outils informatiques ont désormais pris la place de la main, les logiciels ceux de la réflexion. Qui peut se vanter aujourd’hui d’écrire correctement sur du papier ?Putain tu la vois la jeunesse insolente, abrutie, qui perd toutes facultés intellectuelles au travers de ces néo_language puérilo-technico-sauvages.La vulgarité comme un code de maturité, comme pour s’affranchir du rapport ancestral à la langue.Chacun baigne dans sa petite et glorifiante insignifiance verbale.L’heure est au débit sanglant d’insanités aux effets pervers, au vomissement obscène de ses vices et errances pathétiques, jouissant honteusement de son « non_effort intellectuello_litteraire et culturel ».La grande mode est à la poésie sucée pseudo_expérimentale merdeuse, exploitant ainsi son désœuvrement nauséeux et son égocentrisme démesuré.Le putain d’individualisme, et sa sœur « la dualité pulsatrice » , donnent désormais une dimension toute nouvelle à l’existence impotente de l’humanoïde, l’homo_sapiens_internaute : une raison à la dégénérescence silencieuse du psyché.Toute cette évolution de techniques assistantes néo_ communicatives permettra l’avènement d’un nouvel ordre « relationnel ».On ne communiquera plus que par soif d’antagonisme, par aversion de l’autre, jalousant ainsi l’impacte méteorito_ merdeux de l’homme_écho.Jusqu'à l’étouffement, l’irrespirable. Et l’odeur comme une sève, un sperme fécond dans le l’anus_cortex primaire.Chacun crachera sa vérité, a blesser, à détruire l’autre, se nourrissant ainsi, tels des néo_vampires, des suceurs de ressentis. Bouffant grassement l’impalpable, la frustration et l’humiliation.Tout le monde fera semblant de ne pas perdre pied dans son petit occident chatoyant et douillet, le palais aux milles et un merveilleux avantages sociaux, se vautrant sagement dans le charnier de la virtualité.« Et pendant ce temps la, le monde meurt encore par l’archaïsme de ses systèmes politiques, par l’indifférence des ghettos financiers »La vraie misère ne se masturbe e pas . La solitude ne se traduit en aucune langue dans les steppes de Mongolie ou le désert saharien.L’écriture n’a pas inventé la haine ou la peur. Mais il est tellement plus rassérénant de se cacher dans l’encre optique, et ne pas entendre les cris. Il est tellement plus simple de parler sans écouter.Les premiers mots furent inscrit dans la matière inerte, donnant corps à la souffrance, les derniers mots n’auront même plus le goût d’une mémoire, mais d’une erreur : Toi, moi.La beauté déjà ne se parle plus.Et son oubli, est le pivot de la lente régression humaniste, la conspiration des violences, sa prison.Un lent retour aux origines. La paranoïa comme un vecteur sensoriel. Le choc des cultures, une jachère.L’écriture, cette pute dressée il y à quelques centaines d’années par une poignées d’illuminés toxiques, schizophrènes et hallucinés, à fait naître ainsi le pire théâtre opérationnel : la religion.Cette supercherie d’autiste famélique sous-nutritionné, reste encore aujourd’hui la base arrière de la non_communication.Ce magma philosopho_démago_manipulateur abrutissant est un grillage pour l’évolution bio-moléculaire.Le seul espoir aurait put résider dans l’avénement du corps « faustien », mais le clonage, la duplication n’est pas la solution pour confronter le mystique à l’humain.On ne combat pas la nature humaine en la dupliquant.Alors putain de suceur !Que s’est il passé pour que tu soit réduit à cet état de pantin cénesthésique_décérébré et puisant dans le spirituel pour que tu figes tes phrases comme des momies syntaxiques aux reflets cosmiques, à toujours balancer tes merdiques rhétoriques de névrosé apathique, adjurant les cieux que l’ont te prenne par le cul de ton mail, de ton blog.10 h_ tu te rendors avec des bleus dans l’ame_ accrochant a nouveaux des mots saliveux, sous tranxène, dans la lumière de ta chambre, des sifflets violents dans la tronche comme un concert monophonique, orchestré pas l’atrocité de ta survivance.

HH

DANS LES VESTIAIRES

Après le sport, les mecs aiment bien se trimballer dans les vestiaires la bite à l'air avant la douche.Moi, je file vite fait chez moi sur mon vélo en me disant que, finalement, la mienne n'est pas si grosse que ça.Sur le chemin, je termine de suer en pédalant dans mon jogging déjà tout humide, le sentiment du devoir accompli.
Arturo B

Trop de lecteurs inutiles

Au risque de perdre la face, nous avons décidé d'arrêter tout ça.

Andy Verol


ça recomence mence ça re mence co ça recommence ça r'com mmence ça
oui j'crois bien qu'ça r'chie aussi
On l'fouette! Ouaaaiiisss! On l'fouette! P'tain ouais on l'bat! On l'bastonne! On l'fouette! Ouaiiis! On l'fend aussi! Avec la lame on l'fend! On l'torture! On l'attrape à la sortie du boulot et on l'fouette! C'est l'collègue qu'on aime pas qu'on fouette! On l'bastonne! Derrière l'buisson, on l'bat! On l'jette par d'ssus bord aussi! En rigolant, on l'fouette avec une branche d'arbre, dans l'bois en bas d'l'immeuble où on travaille. On l'chevauche aussi! On l'met à 4 pattes pour l'humilier et on l'insulte! On l'bat! On l'fouette! On lui fait croire qu'on va l'laisser tranquille et on l'bat de nouveau quand il s'y attend plus. On l'fouette avec un tuyau en plastoc noir qu'on a volé sur le chantier d'à-côté. On l'bastonne! On lui fait mal aux articulations! On lui fait craquer les organes internes en l'tordant! Alors il pleure! Alors on l'fouette en rigolant! On a 30 ans mais qu'est-c'qu'on s'marre quand même bien! En sortant du travail! En sortant d'l'école, j'me rappelle qu'il me frappait et me fouettait moi dans l'bois d'à-côté. On avait que 14 ans, mais il fouettait et frappait dur. L'mec. Il est dev'nu mon collègue, mais il m'a pas r'connu! Alors j'le fouette! On l'bat! On est comme lui avant mais en pire. On va l'tuer pour la peine. En l'fouettant, pour pas laisser d'traces! L'cochon, on l'fouette, on l'fouette, on l'fouette, l'sang sur le dos et les grains d'beauté qui sautent, on l'bat, on gueule de joie en l'battant, en l'fouettant, en l'fouettant! En l'battant jusqu'aux os! En rigolant! Jusqu'à sa mort!

Andy Verol

FLot/FLow Long

Inadmissible. Le coup de couteau d'salope d'mec un peu grec un peu turc un peu maghrébeux super bouzeux français dans les vaches aussi. L'incompréhension. L'in-besoi d'amour. L'voeux d'guerre. L'incapacité d'se faire sauter dans la réjoui-ssance éternelle. Enculé. Ferme ta gueule l'occidenteux aussi, l'capitalisteux, l'communisteux, l'anarcheux arraché sans chier de son siège à chier.
L'passer l'temps à la porte des commandes des enculeux. Lent. L'thé. L'attend j'ai pas entendu exactement ce que tu voulais dire par: "Tu n'es pas très équilibré."
L'bruit du chien qu'on trifouille avec l'bout des doigts poisseux des popeux perdus/C'est d'jà trop tard pour se suicider. On sait maintenant que c'est un truc de bourgeois occidenteux. Attend. Et les musulmeux aussi s'pulvérisent (certains merde! généralise pas non plus!) et les chrétieux qui zigouillaient en millions milliards aujourd'hui encore des samaritains purs sangs façon arabeux.
Les popeux. Les skineux. Les punkeux. N'arrivent plus à faire peur, l'plaisir et la vie. Comme si c'était. Allez; On va s'tuer lâchement. Frileux. Péteux. Qu'on est. Nan?


Andy Verol

Hirsute 1, les archives (3)

Hirsute 1, les archives (2)

Peu à peu la collaboration avec les Editions Le Mort-Qui-Trompe s'étoffe. Disons que le confiance que l'on peut porter à certains textes écrits ici, est tout à fait plaisant. Ces éditions en plein essor (je vous promets que ses créateurs feront des étincelles) offre la possiblité de discuter, penser, débattre sérieusement. Nous ne sommes pas là dans l'univers falsifié de la pseudo-réflexion accaparée par les mass-medias et quasiment relayée entièrement par l'institution qu'est l'éducation nationale.

Je m'écarte du sujet.

Retrouver donc ce texte et ceux des autres auteurs excellents qui font vivre ces éditions: http://www.le-mort-qui-trompe.fr/article121

J'ajoute qu'Axelle Felgine (Co-Fondatrice du Mort-Qui-Trompe) a choisi l'une de mes créations (modestes) pour illustrer ce texte (http://hirsute.hautetfort.com/album/creation_2003_2004/c_tout_simplement_vi-o-lent_copie.3.html), un boulot que j'ai réalisé avec beaucoup d'intensité et qui correspond bien à Cherche Cherche. L'occasion pour moi d'informer les quelques lecteurs qui n'ont pas de tunes pour se lourder en vacances en juillet: je vais reprendre la création graphique afin de m'améliorer et d'exprimer d'autres COLERES!
Fin de l'épisode narcissique.

Je ne vous aime jamais.

Andy Verol

Dans le coin du vestiaire








C'était à n'y plus rien comprendre... Kévin, planqué dans l'entrebaillement de la porte... Son père... Malgré ses 44 ans et son visage ravagé par l'alcool, avait bel et bien le corps national le plus beau qu'il ait jamais vu. Malgré l'angle étroit, il pouvait apercevoir ce gros chibre qui avait servi à éradiquer le vagin/pute de sa mère absente... "Ta mère aimait les nègres... C'était une dégénérée..."
Il refoula une érection légère par la pensée: "C'est mon père... J'suis pas un pédé de merde!"
Il savait aussi que son père jouait devant le miroir pour faire plaisir à son fils.

Apologie du Nazisme. Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer dans la dépression
Andy Verol

Pas vraiment eu envie de sombrer dans la dépression

Il n'était pas évident que des sales merdiques nous en veuillent à ce point... M'en veuille tout du moins... Et pourtant et qu'est ce que c'est jouissif, nous sommes mis en danger!!!! Oui!

Andy Verol

Hirsute 1, les archives (1)

Voila, c'est fait, Baise de Rue est en ligne sur RAL,M n°16-17 de juillet-août 2006: http://www.artistasalfaix.com/revue/rubrique.php3?id_rubrique=409
Pour ceux qui ne le savent pas encore, Baise de Rue n'a pas été écrit par moi uniquement, mais aussi par Lucie Ferraille, Arturo B, Vidal, fol lol et Verge.
Je ne vous aime jamais.
Andy Verol