Il vit avec ses morts (Hirsute 1 - Le 04/09/2006)
C'est glacé. C'est gelé. C'est glacé. C'est gelé. L'enfermé. Dans la boite carrée. Recroquevillé. Dans son acné, il y a le pue dégueulé par son corps infecté. C'est glacé. C'est gelé. Essayer d'en rire et se crisper. C'est glacé. C'est gelé. ça rebondit comme un kyste gonflé. C'est le corps glacé, gelé. La chambre sale. Les matelas imprégnés de sueurs crachés. C'est mauvais. C'est laid. C'est gelé. C'est glacé. C'est cadenassé par un policier dégoûté. C'est des années passées à côté du cadavre mythe. De Pauline. Laffont défoncée. En souvenir surprenante, leurs enlacées pensées, dans la voiture en bord de chemin/caillou abandonné. C'est son sexe gelé et glacé après la strangulation musclée. Ses bras en muscles saillants dessinés sur ses bras. Des pompes forcées au-dessus de son corps cadavérisé par les à-coups sexe amputés. C'est glacé. C'est gelé. Les menottes serrés et la main grosse du flic fermé contre son avant-bras meurtrier. Dans le soleil éclatant sur l'horizon dessiné, dans la camionette blindée. Dans les flash/photographes excités. Le procès dans les juges impartiaux, leurs organes internes retournés. La perpétuité. C'est gelé et c'est glacé. C'est sodomisé qu'il s'endort sur son matelas troué.
Andy Verol

2 Comments:
Vraiment bien, bravo.
Mais pas la peine de venir faire de la pub sur mon blog. Merci.
je me débats
sous l'amoncellement
de mes corps cadavérique
combien de fois
je me suis donnée la mort
quand je pense à la puissance
de l'énergie qui me faut déployer
pour emergée de
mes coprs en décomposition
je sais bientôt, alors
qu'un autre meuttre aura lieu
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