statistique Hirsute: La déchirure (Suite...) (Hirsute 1 - Le 10/01/2006)

9/18/2006

La déchirure (Suite...) (Hirsute 1 - Le 10/01/2006)

Première partie de la déchirure: http://hirsute.hautetfort.com/archive/2006/01/09/la-dechirure.html

"Le fer plus profond dans la plaieSes yeux se mirent à lui piquer. Des taches dorées troublèrent sa vision. Il baissa le menton. Il sentait l'effet dans ses veines. Dans son angle de vision, il vit passer les godillots du curé. Puis, il entendit sa voix légèrement voilée d'inquiètude :- ça ne va pas, mon fils ?Il se redressa, hébété, il sentait le frais de l'église à l'entrée de sa bouche bée. Le prêtre était un homme aux rides douces, aux yeux bleus très pales. Cheveux blancs bien lissés.- Venez avec moi...Il lui avait aggripé le coude gauche. Il se laissa entrainer....La jeep démarra et se mit à cahoter brutalement sur la mauvaise piste de brousse. Grimaçant, Nicolas sentait un bout de fer lui malaxer la cuisse à chaque rebond. Il observait les rares mouvements de ses ravisseurs, yeux dillatés par l'angoisse, humectant son baillon par ses déglutitions rapides.La jeep roula vingt minutes, passa un pont de bois au ralenti, il en vit le haut des montants et surtout en sentit les rondins masser son coxyx. La végétation défilait à toute allure, la nuque de ses gardiens, pointillée de mouches sifflantes restait impassible. Tourner de l'oeil, il sentait qu'il ne tiendrait pas longtemps, il valait mieux à la limite.Tout à coup, le véhicule ralentit, l'un des deux soldats se retourna brutalement pour saisir un fusil, les yeux inquiets, le regardant à peine.- Des loyalistes, murmura le conducteur. Cache le blanc.Nicolas avait sa chance. Il contracta les muscles de ses bras et sentit ses veines palpiter sur ses liens acides....Ils empruntèrent rapidement une autre sortie de la station Ranelagh. Ils avaient rangé leurs flingues. Personne ne leur prétait trop attention de ce côté de la rue. Deux types qui portent des gros sacs de courrier. Cela pouvait marcher. Ludovic essayait d'attendre Pierre, qui avait ralenti le tempo à cause de sa blessure.Ils s'engouffrèrent derrière un gamin en rollers, une porte cochère. La porte se referma rapidement avec un clic et ils se retrouvèrent dans la pénombre du sas pavé, halentants. Le gamin, casque hurlant des décibels, ne les avait même pas vus. Il avait déjà composé son code : A 289, releva Ludovic en touchant son flingue."

Vidal

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