Leurs têtes toutes vertes dans les images/caméras infra-rouges
La malice dans les poches du flic un peu corrompu. Un peu. Tout petit peu corrompu. Par exemple, le flic accepte des verres d'alcool gratuits. Il accepte des petites pipes de bonne qualité dans les cages d'escaliers de la boîte d'à-côté.
Il tabasse volontiers et appelle ça "quelques baffes/Un moindre mal par rapport à ce qu'ils font". L'âge. Ses éternels blousons en jean que sa femme lave, mais qui ne les aime pas. Son holster là-dessous, ses grosses chaussures, et sa démarche nette dans les rues de son secteur.
J'en ai assez souvent. Je bois au bout du bar sans rien dire. En fermant ma grande bouche de skin âgé. Skin âgé. National Néant. Et l'alcool. Il s'appelle Alain et m'explique toujours qu'il aime ce qu'il fait. "Attend, la racaille, faut bien s'en occuper".
Moi ça m'amuse. ça me fait penser que les flics de maintenant ne sont que des tafioles, des bambins dégénérés venus de la planète étrangère.
Etrangement, Je pense que tout le monde me comprend. J'apprend que tout le monde me comprend. Dans les regards. Dans la façon particulière qu'ont les passants de changer d'attitude à l'approche des uniformes. La faiblesse.
"Et la France tu la défends? La vraie France je te demande". Il rit. Il dit "oui". Mais moi je sais que c'est "non". Que c'est un traite. Un chérubin bidon qui joue à la justice/force qui nous sauverait de la dégénéréscence raciale.
Kévin me rejoind vers minuit. "Tu rentres papa? T'as trop bu." Je le baffe fort mon Kévin. Puis je l'embrasse avec ma bouche que je sens gluante. Mes lèvres comme de la morve.
J'explique à Alain que ce sont les chinetoques qui nous auront par le cul. Je titube. "Vas te coucher", il dit.
Et moi j'hurle dans la rue. Et je sais qu'ils ne voudront plus de moi dans ce pub.
8:11: réveil. Les poings sont en sang. J'ai dormi à poil. J'ai arraché le drapeau français cette nuit. Kévin est à poil à côté de moi. Il dort plein de tâches rouges dans le dos.
L'encore. N'importe quoi.
Dans le frigo. Le yaourt Danone nature. La cuillère crade. Et l'idée qu'Alain n'est pas un bon flic.
Apologie du Nazisme. Pourquoi les blancs ne doivent pas sombrer dans la dépression
Andy Verol

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