statistique Hirsute: L'exaltement au milieu baveux de ta gueule d'enculeux Ecarte-toi

9/19/2006

L'exaltement au milieu baveux de ta gueule d'enculeux Ecarte-toi

Recroquevillé dans le coin de la cuisine pourrave, j'essaie simplement de respirer uniquement par la bouche pour ne surtout, pas surtout, surtout pas sentir cette vieille odeur de cadavre accroché aux parois papiers de la pièce.
L'imagine l'être le héro. C'est moins exaltant en le disant. Tout le monde s'enfuit et me dit: "Maintenant t'es mauvais. Tu fais chier. C'est chiant, c'est toujours pareil."
ya le mec qu'est pas venu à mon anniversaire qui me critique. Il me pique tout le temps le sucre que je veux mettre dans mon café. Finalement, c'était plus simple de sembler être, paraitre "putain l'méchant". "Maintenant t'es chiant". Les pieds qui glissent tout contre la merde semelle brillante luisante sur le trottoir.
Le sens. Alors debout dans les librairies, dans le coin philosophie, j'ai tenté de m'interesser à tous ces blaireaux de penseurs millénaires. Et ça m'a fait chier. Sauf Hergé. Et encore, j'ai l'corps toujours mous quand j''lis ses BD d'branleur mort-né. L'artiste.
C'est sans aucun doute plus licoreux le goût des morts sous la langue. Il y a tellement d'adultes qui deviennent fous lorsqu'ils perdent leurs parents. Ces vieux là, avec leurs principes, leurs habitudes, leurs conseils fanés. Et ils se mettent à perdre la tête ces adultes quand ils deviennent orphelins. C'est marrant, au moins, comme cancer.
Ton destin dans les intestins. Tu sens bien que ça se barre vite, vent. Violemment. ça s'en va. Et leurs corps pourrissants qui sentent au moins une décennie de plus au-dessus de leurs tombes moches et chères. ça se paie l'enterrement et les conneries du curé, les larmes à 1000 euros pièce et les con-doléances, les faux amis, les amis des vieux qu'on n'a jamais aimé, qui font chier avec leurs mots/phrases (putain j'l'attendais celle-là). La pluie qui tombe. La boue. Les costumes bon marché noirs. Les anciens potes qui s'en foutent carrément et qui tournent le dos pour pouffer, humoristiquer c't'instant à la con du cadavre qu'on livre à la terre, aux vers, aux courants/filaments d'eau... Au temps. Aussi.
Dans la cuisine, dans la pénombre, le sombre, je vois que rien n'a changé et que le nouveau proprio n'avait rien changé, rien manipulé. Le cadavre. La présence du cadavre encore là. Je
monterai
plus tard à l'étage/j'ai peur. Pour aller dormir sur le duvet/plumes rouge grisonnant/l'temps. Avec les frisson de trouille. L'idée des fantômes même si on n'y croit pas, on en veut pas, on essaie d'être un grand grand grand, mais la peur.
Le sol c'est le craquement sous les s'melles de mes shoes. La bouze en odeur dans ce village campagne, cette cité ouvrière construite le pater/patron de l'usine d'à côté en pleine cambrousse... Et la pluie, la merde de vache et la pluie à la place (casse) des champs.
Je siffle en ouvrant les volets de boisnon traité depuis l'éternité et qui s'écaille comme un saumon/cadavre attend j'accélère je décélère je ré-accélère je ne m'encombre pas de mes doigts seulement. La pluie et les gouttes grosses et glacées qui se barrent vers le bas sur mon front. ET JME MET A GNOUX NOUS Jme met seul par terre dans la terre qui ruisselle sur mes g'noux! NOUS! Naan! L'cadavre! Les fantômes! Les méchantes dents/dentiers d'la vieille! L'cadavre réssucité d'la grand-mère! La cité ouvrière.
"Oh Ludo, tu vas pas bien?"
C'est Marcel, moustachu et piètre comique villageois qui m'interpelle. Le flic municip d'service. "On boit toujours l'pot chez Dédé?" Comme mon père. L'approche démente de l'alcool. Le sol se reconstitue sous mes genoux. Me lève: "Ouais ça me fait plaisir de boire l'canon avec toi Marcel. On va rigoler".
Avant de fermer la porte craquante de la/ma maison, j'aperçois ce cadre, sans doute l'unique, qui est perché sur la poutre feraille de l'usine au logo orange passé.

Andy Verol

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